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Leclerc veut prendre l'avantage sur la Fnac dans le culturel

Leclerc est le deuxième acteur de la vente de biens culturels.

Leclerc est le deuxième acteur de la vente de biens culturels. - -

Déjà deuxième acteur du secteur de la vente de biens culturels, Leclerc veut encore gagner des parts de marché face à la Fnac. Il lance ainsi un nouveau concept qui joue la carte de la convergence entre distribution physique et distribution numérique.

Goethe a sa place dans un hyper selon Michel-Edouard Leclerc et les chiffres semblent lui donner raison! Alors que le marché des biens culturels est en repli de 6%, le chiffre d'affaires de Leclerc sur cette catégorie a gagné 5% l'an dernier. Avec ses 215 magasins culturels et 11,4% des parts de marché, il est le deuxième acteur du secteur, derrière la Fnac.

Sa force : la fréquentation des espaces Leclerc. Une fois par semaine en général, les consommateurs s'y rendant après avoir fait leurs courses à l'hyper et ont un panier moyen de 50 euros. Alors qu'en moyenne, les clients de la Fnac s'y rendent une fois par mois.

Leclerc ne craint pas Amazon

Les nouveaux espaces culturels Leclerc s'installent dans des villes de moins de 80.000 habitants, là où l'offre culturelle est réduite. Ils proposent sur un même lieu plus de 80.000 références et le matériel technologique qui va avec pour suivre la mutation du secteur vers les contenus numérique.

La concurence d'Amazon ? Leclerc estime que c'est bon pour ceux qui savent ce qu'ils recherchent. Ici, les familles ont le temps de se balader dans les rayons dit-il et de feuilleter les livres. Une Fnac taille réduite en quelque sorte, sans les prix exorbitant de l'immobilier de centre-ville.

Hélène Cornet