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Le président de la Confédération des commerçants appelle "l'Etat à faire des efforts supplémentaires"

Alors que l'Etat a massivement aidé les entreprises à passer le cap du confinement, la rentrée s'annonce difficile pour beaucoup de commerçants, après des soldes en demi-teinte. Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France appelle l'Etat à se montrer un peu plus généreux.

En ce mois d'août, le sort de nombreux commerces tient encore sur un fil. Les différentes aides de l'Etat, des prêts garantis au fonds d'indemnisation, ont certes permis de maintenir l'activité à flots pour les mois qui ont suivi le déconfinement. Reste que la rentrée pourrait bien être compliquée. "Des commerces qui risquent de déposer, il y en aura, il ne faut pas se leurrer" reconnait Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France sur le plateau de Good Morning Business, ce mercredi.

"Mais pour autant, il ne faut pas non plus partie d'un point de vue battu en disant qu'il y aura énormément de commerces qui vont fermer à la rentrée" tempère-t-il, insistant sur la "dynamique" retrouvée à l'image de cette période des soldes qui n'ont pas fait de miracles mais ont atténué un peu la situation difficile de certains commerçants.

"L'Etat va encore soutenir"

Pour Francis Palombi, le rôle de l'Etat sera encore déterminant dans les mois et les années à venir pour éviter un effondrement du secteur. "Compte tenu des difficultés de la reprise et de la remise en route de l'économie d'une manière normale, c'est évident que l'Etat va devoir faire des efforts supplémentaires" explique-t-il. Mais je pense que, Alain Griset (ministre délégué en charge des PME, ndlr) qui était encore le président de l'U2P (Union des entreprises de proximité) il y a quelques semaines en arrière, est bien conscient de la situation. L'Etat va encore soutenir, encore renforcer, j'en suis convaincu."

En l'occurrence, le délai de remboursement des prêts garantis par l'Etat de 5 ans sera probablement trop court pour de nombreux commerçants. "Cela risque d'être difficile" souligne Francis Palombi. Au même moment, sur Europe 1, Alain Griset a évoqué une extension "au minimum jusqu'à 6 ans" de ce délai de remboursement, soulignant que cela devait encore se négocier avec les banques.

Thomas Leroy