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Le pire du business de la fin du monde

Paul Newman et Edward Albert dans "Le jour de la fin du monde", en 1980.

Paul Newman et Edward Albert dans "Le jour de la fin du monde", en 1980. - -

L'Apocalypse étant prévue pour ce vendredi 21 décembre, certains en ont profité pour développer un commerce un peu particulier. BFMbusiness.com a relevé ce qui peut se faire de pire dans le domaine...

Fin du monde ou pas, business is business. Ce 21 décembre, le tsunami (ou la boule de feu géante, l’invasion de zombies, ou le retour de Berlusconi, au choix) qui s’abattra sur la planète ne devrait laisser aucune chance à l’espèce humaine. D’ici-là, celle-ci pratique ce qu’elle sait peut-être faire de mieux: exploiter la naïveté et la peur de ses membres. Petit florilège non exhaustif des "pires plans" de la fin du monde:

> En France, certains ont eu l’excellente idée de propager une rumeur selon laquelle le pic de Bugarach, dans l’Aude, serait the place to be le soir de l’apocalypse. Du coup, quelques propriétaires, pas étouffés par les scrupules, en ont profité pour louer des chambres, maisons, ou emplacements de tente à des prix exorbitants.

Le quotidien La dépêche du Midi citait récemment un particulier déclarant avoir trouvé preneur pour quatre chambres à 1500 euros… par jour!

> Plus traditionnelle, la flopée d’ouvrages plus ou moins sérieux à propos du supposé évènement. Des classiques (La fin du monde: 21 décembre 2012), des pratiques (Se préparer pour 2012), des approximatifs (2012, scénarios pour une fin du monde), des catégoriques (2012: la fin du monde n’aura pas lieu). On attend toujours La fin du monde pour les nuls

Kits de survie et tickets pour le paradis

Qu’on se rassure, le reste du monde recèle également quelques pépites:

> Dans la ville russe de Tomsk, par exemple, une société a mis sur le marché un "kit de l'Apocalypse" qui comprend de la nourriture, des médicaments, ainsi qu'une bouteille de vodka, ou de téquila, au choix du client. En espérant que l’apocalypse ne dure qu’une nuit, donc.

> Non loin de là, à Tchita (sud-est de la Sibérie), les habitants se ruent sur… les bougies. Au point que la pénurie guette.

L’agence russe Ria novosti rapporte les propos d’un représentant d’une chaîne de magasins de bricolage: "Il y a un certain temps, une grande bougie, vendue à l'unité, coûtait de 15 à 20 roubles. Nous avons déjà épuisé nos stocks depuis longtemps. Nous n'avons pas augmenté les prix, mais d'autres magasins, où le prix s'élevait à 70 roubles, ont aussi vendu toutes leurs bougies".

> En Ukraine, un site internet joue le tout pour le tout. Sans honte, donc, il propose des tickets pour… le paradis et 15 dollars. Surprise: le billet pour l’enfer est plus cher (18,7 dollars)! Le prix du chauffage, sans doute…

Comble du luxe, le forfait "Enfer-All inclusive" comprend une certification d'inscription aux "Tables du Satan", une réservation de place à l'enfer, un ticket pour une chute libre jusqu'à l'enfer, et une carte d'identité permettant de circuler librement à l'intérieur de l'enfer, notamment.

Le Mexique profite du phénomène

> Evidemment, les Etats-Unis, jamais en reste lorsqu’il s’agit de démesure, ne manquent pas d'idées. Un exemple parmi d’autres: Lary Hall, un riche promoteur immobilier, a investi sept millions de dollars pour construire un immeuble à l’intérieur d’un... silo à missile.

N’en gardant pas moins le sens des affaires, il a décidé de vendre chacun des 14 étages de cette structure souterraine pour deux millions de dollars pièce. En cas d’Apocalypse, Larry s’en sortira donc vivant et riche.

> Mais c’est au Mexique, berceau de la civilisation Maya, que le business de la fin du monde est le plus sérieusement assumé.

Les hôtels font le plein et certains offrent même gracieusement la nuit du 21 décembre pour trois nuits achetées. "C’est une stratégie commerciale comme une autre", confie d’ailleurs l’hôtelier. Comment le contredire!

Yann Duvert