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La production de l'usine LU près de Nantes perturbée par une grève après le licenciement d'un salarié

L'usine LU de La Haye-Fouassière

L'usine LU de La Haye-Fouassière - FRANK PERRY / AFP

Un ouvrier de l'usine a été licencié pour des manquements aux règles de sécurité. Les salariés du site ont entamé une grève en soutien.

La production de biscuits dans l'usine LU à La Haye-Fouassière, près de Nantes, est perturbée suite à un appel à la grève lancé en soutien à un salarié licencié, a-t-on appris ce mardi de source syndicale.

"On trouve que la sanction est inappropriée par rapport aux faits reprochés, que c'est plus un exemple fait par le nouveau directeur qui veut montrer ses muscles et envoyer un message clair", a déclaré Fabrice Defoort, délégué CGT, syndicat majoritaire de l'usine.

Un ouvrier de 41 ans, dont 17 années d'ancienneté au sein de l'entreprise, a été licencié pour des manquements aux règles de sécurité, notamment l'absence de "bouchons d'oreilles", alors qu'il n'avait jamais reçu de mise à pied, selon la CGT, qui déplore "le niveau de la sanction".

"Comportement déplacé"

Ce salarié, adhérent à la CGT, travaillait à la fabrication des biscuits. "Au bout de 17 ans de loyaux services rendus à la société, il n'a même pas eu le droit de rentrer, en donnant sa pièce d'identité, pour me faire lire sa lettre de notification, au local (syndical, ndlr) qui est à l'extérieur du site", a fustigé Fabrice Defoort.

"L'employé a fait montre à plusieurs reprises d'un comportement déplacé sur son poste de travail, le mettant en danger personnellement ainsi que ses collaborateurs" comme le fait "de ne pas porter l'équipement individuel de sécurité ou l'utilisation répétée de son téléphone personnel nuisant à sa sécurité et celle de ses collègues sur la ligne", a déclaré le service presse de Mondelez. 

Sur les deux dernières années, ce salarié a fait l'objet de "plusieurs avertissements écrits et de nombreux entretiens d'accompagnement et d'alerte" quant à son attitude, selon le groupe.

La production fortement perturbée

La production, qui a été totalement interrompue lundi après-midi, rencontrait de fortes perturbations mardi après-midi avec des débrayages successifs des équipes, qui doivent se poursuivre demain, a-t-il indiqué. La CGT demande la réintégration du salarié licencié.

Cette usine LU compte quatre lignes de production: crackers (Belin), biscuits du petit-déjeuner (BelVita), biscuits secs (Petit Beurre) et les gaufrettes Paille d'Or. Trois des quatre types de lignes de production du site sont en fonctionnement, a indiqué Mondelez, qui espère "une reprise rapide" de la dernière ligne de production.

Paul Louis avec AFP