BFM Business

Gaz, allocations, mutuelles… tout ce qui change au 1er avril

Le prix du gaz augmente de +0,58% ce mercredi

Le prix du gaz augmente de +0,58% ce mercredi - Pierre Andrieu - AFP

Ce mercredi 1er avril, plusieurs revalorisations, hausses de tarifs ou mesures concrètes entrent en vigueur. BFMbusiness.com fait le point.

En dehors du fameux poisson d'avril, il est une autre tradition qui dure. Un peu comme le 1er janvier ou le 1er août, le premier jour du mois d'avril est souvent la date d'entrée en vigueur de plusieurs mesures qui concernent directement votre porte-monnaie. En voici les principales.

> Des prix du gaz en hausse

Les tarifs réglementés de GDF Suez, qui concernent 7 millions de foyers, vont progresser de 0,58% en moyenne, comme l'a annoncé le 26 mars dernier la CRE (Commission de régulation de l'Energie). Reste que depuis le 1er janvier dernier, les prix réglementés du gaz ont globalement diminué de -6,8%.

> Les prix à la pompe un peu plus chers

Il s'agit d'une mesure contenue dans la loi de finances pour 2014. Concrètement, l'entrée en vigueur d'une composante carbone dans la taxe intérieure de consommation (TIC) va renchérir les prix à la pompe, à raison de 2 centimes par litre pour l'essence et de 2,4 centimes pour le diesel. Sur un plein de 50 litres, la hausse atteint 1 euro pour l'essence et 1,20 euro pour le diesel.

> La revalorisation de certaines allocations 

Un petit coup de pouce est donné à des allocations pour les familles. Le complément familial, attribué aux familles nombreuses, c'est-à-dire ayant au moins trois enfants, sous condition de ressources (22,972 euros pour un couple avec trois enfants où les deux parents travaillent). Cette aide passe ainsi de 185,20 euros à 202,05 euros par mois. L'aide au soutien familial (ASF) qui concerne les parents élevant seul leur enfant (ou une personne qui a recueilli un enfant) va, elle, être augmentée, de 95,52 euros à 100,08 euros par mois. 

> Un bonus plus généreux pour l'achat de "voitures propres"

Comme l'avait annoncé la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, un bonus supplémentaire allant de 2.500 à 3.700 euros entre en vigueur ce 1er avril pour l'achat d'une automobile électrique ou hybride et la remise à la casse d'un véhicule diesel. Au total le bonus pourra aller jusqu'à 10.000 euros en se cumulant avec les aides déjà annoncées qui vont jusqu'à 6.300 euros. En outre, une prime de 500 euros ira aux ménages non imposables qui achètent une voiture émettant moins de 110 grammes de Co2 par km.

> Le "droit d'option" de Pôle Emploi entre en vigueur

Cette mesure doit permettre de corriger les effets des droits rechargeables à l'assurance-chômage. Ces derniers droits permettent, depuis octobre dernier, à une personne au chômage de cumuler les droits qu'il a, sur l'ensemble des postes qu'il a exercés. Problème: l'assuré doit épuiser ces droits chronologiquement. Il se peut ainsi qu'il se retrouve au chômage avec des droits moins avantageux que ceux du dernier poste occupé. Pour y remédier, Pôle Emploi proposera désormais aux chômeurs les plus pénalisés de choisir entre anciens et nouveaux droits.

Il faudra répondre à deux critères. Le premier: soit avoir un écart d'au moins 30% entre droits anciens et nouveaux, soit bénéficier d'une indemnité mensuelle inférieure à environ 600 euros (ou indemnité journalière inférieure à 20 euros). Le deuxième: avoir eu une dernière période travaillée d'au moins quatre mois.

> De nouvelles règles de remboursement pour les mutuelles

Le remboursement de lunettes à verres simples (correction d'un seul défaut d'optique) est encadré, avec un minimum de 50 euros et un maximum de 470 euros. Pour des verres complexes (plusieurs défauts corrigés), le minimum est de 200 et le maximum de 850 euros. La prise en charge des montures reste, elle, limitée à 150 euros. Le patient aura le droit de se faire rembourser ses lunettes tous les deux ans, ou tous les ans s'il s'agit d'un enfant. Si les mutuelles ne respectent pas ces nouvelles règles, elles perdront le label "contrats responsables et solidaires" qui leur permet de bénéficier d'une fiscalité allégée.

Deuxième point: les dépassements d'honoraires des médecins en secteur II qui n'ont pas signer le contrats d'accès au soin seront désormais pris en charge dans la limite de 125% du tarif de la Sécu (puis 100% à partir de 2017).

Ces règles concernent les contrats de mutuelles santé signés ou renouvelés à partir de ce 1er avril 2015. Si vous avez une complémentaire santé d'entreprise, elles n'entreront en vigueur que le 31 décembre 2017. 

>Les retraites complémentaires encore gelées

Encore une fois les pensions complémentaires du secteur privé, Agirc et Arrco, ne seront pas revalorisées. La faute, comme l'an passé, à la faiblesse de l'inflation.

J.M.