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Déguisements d'enfants déportés: l'incroyable bévue repérée sur Rue du commerce

C'est dans la rubrique "jeux et jouets" du site de vente qui appartient à Carrefour que se trouvent ces deux costumes

C'est dans la rubrique "jeux et jouets" du site de vente qui appartient à Carrefour que se trouvent ces deux costumes - Capture d'écran Rueducommerce.com

Le site qui appartient au groupe Carrefour a mis en vente sur sa place de marché dans la matinée deux tenues d'enfants déportés de la seconde guerre mondiale. Une "erreur de traduction" plaide le vendeur.

Une histoire à peine croyable. Des "tenues d'enfants déportés" en vente sur le site Rue du commerce. C'est ce qu'ont découvert ce mardi 25 avril des internautes abasourdis.

C'est dans la rubrique "jeux et jouets" du site de vente qui appartient à Carrefour que se trouvent ces deux costumes, l'un pour garçon, l'autre pour fille. Et le descriptif est sans équivoque: "Déguisement historique d'enfant déporté, composé d'une robe, d'un béret, d'un sac et d'un badge d'identification".

Les réactions ne se sont pas fait attendre sur les réseaux sociaux. 

Des tenues qui ont été retirées du site quelques minutes après avoir été découvertes. Rue du commerce s'est fendu d'un tweet d'excuse. Le site de vente explique que ce n'est pas lui qui vendait directement les costumes mais un vendeur tiers sur sa place de marché. Néanmoins, "un audit des procédures de mise en ligne vient d’être diligenté, pour s’assurer que ceci ne se reproduise plus", explique Rue du commerce sur son compte Twitter.

Si ce n'est pas le site qui est à l'origine de la vente, qui a proposé un tel produit? Il s'agit d'un site qui s'appelle Happy Fête, spécialisé dans les déguisements en tous genres. Mais pour le site aussi il s'agit d'une erreur, pas d'une mauvaise blague. Sur Twitter, le responsable du site a fait savoir que les produits avaient été retirés de son site et qu'il s'excusait auprès des gens choqués.

Par la suite, le gérant du site, un certain Benoît, s'est expliqué plus longuement. Il s'agirait en fait de costumes d'un fabricant anglais, Simffy's, qui correspondent à "des éléments d'époque, lorsque les enfants des pensionnats de Londres victimes des bombardements ont du être évacués". Des costumes servant dans des reconstitutions en Angleterre. Le texte reçu étant en anglais, la traduction a mal été effectuée. "Nous allons renforcer nos vérifications humaines afin que cela ne se reproduise plus", insiste le gérant du site.

Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi Journaliste BFM Éco