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Bilan très mitigé pour les soldes de l'été

Le bilan des démarques estivales est mi-figue mi-raisin. Si le commerce en ligne s'en tire une nouvelle fois plutôt bien, les indépendants, eux, ont pâti d'une baisse de leur chiffre d'affaires les obligeant à consentir de gros rabais.

Bilan mitigé pour les soldes d'été qui se terminent au soir de ce mardi 2 août. Les boutiques tournent la page d'une saison qui ne restera pas dans les annales. Ni vraiment bonne, ni vraiment mauvaise. Au final, les ventes devraient afficher une hausse des ventes de 2% par rapport à l'an passé. "On s'en sort pas mal par rapport à ce que l'on craignait. Mais il existe des disparités importantes, avec notamment des boutiques de périphérie qui s'en sortent mieux que les centre-villes", résume Didier Simon de Bessac, président de la Fédération des enseignes de l'habillement.

Sur internet, le bilan serait meilleur. Brandalley par exemple affiche une progression de 10%. Les ventes des sites de chaussures en ligne Sarenza et Spartoo sont elles en hausse de respectivement 12% et 10%. "Globalement les soldes se sont à peu près bien passé", a résumé sur BFM Business François Momboisse le président de la Fevad, la fédération du e-commerce.

Difficile pour les indépendants

En revanche, du côté des indépendants, c'est la déconvenue. Pour 7 boutiques sur 10, le chiffre d'affaires est en baisse, de l'ordre de 5%. "Le premier bilan est assez médiocre, seulement 15% des commerçants sont satisfaits", a ainsi affirmé sur BFM Business Bernard Morvan, le président de la Fédération nationale de l'habillement, invoquant la mauvaise météo et "le contexte économique dégradé" pour justifier ces chiffres peu réjouissants.

De plus, pour écouler leurs marchandises, les enseignes ont dû consentir des rabais importants dès les premières semaines, quitte à dégrader leur marge. "Le -50% devient la référence", note Didier Simon de Bessac.

Les consommateurs veulent des prix toujours plus bas, perturbés par les ventes privées qui précèdent et autres promotions tout au long de l'année. Selon la fédération de l'habillement, l'ensemble de la filière doit désormais se remettre en question.

Par ailleurs, l'attentat de Nice survenu le 14 juillet a clairement cassé la bonne dynamique qui s'était enclenchée. "Après ça, les ventes se sont clairement écroulées dans le textile notamment, les gens n'avaient clairement plus envie", conclut Yves Marin, expert en consommation et directeur du cabinet Wavestone.

Hélène Cornet avec AFP