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Baromètre Odoxa/Aviva: les entrepreneurs plébiscitent la réforme du code du travail

Selon le 4e baromètre des entrepreneurs, 64 % d'entre eux pensent que la réforme du Code du travail augmentera la compétitivité de la France.

Selon le 4e baromètre des entrepreneurs, 64 % d'entre eux pensent que la réforme du Code du travail augmentera la compétitivité de la France. - Philippe Wojazer-Pool-AFP

Selon la 4e édition du baromètre des entrepreneurs Odoxa pour l'assureur Aviva, ils sont 59% à être confiants, soit +21 points par rapport à 2016… Ils plébiscitent à 65% la récente réforme du code du travail qu'ils jugent bonne.

Le net regain d'optimisme des entrepreneurs en France se confirme et c'est même un net retournement de tendance. Une nette majorité d'entre eux affichent désormais leur confiance en l’avenir selon les résultats du baromètre réalisé par Odoxa pour l'assureur Aviva auprès de 446 entrepreneurs potentiels et 300 chefs d'entreprise, auxquels s'ajoutent un millier de Français, également sondés.

Ainsi, sur les deux premières populations (entrepreneurs potentiels et chefs d'entreprise), ils sont 59% à s'afficher confiants en l'avenir de leur situation économique, soit une hausse de 21 points par rapport à 2016 où ils n’étaient que 38% à prétendre être confiants.

Près d’un tiers des Français sondés (+4 points) ont désormais envie d’entreprendre, une réalité prégnante chez les moins de 25 ans, 67 % étant concernés (+10 points). Parmi les activités qui ont la cote auprès des entrepreneurs potentiels : les services (39 %), le commerce (27 %) et enfin l’industrie/BTP (11 %)

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Sans surprise, pour 65 % des entrepreneurs sondés, la récente réforme du code du travail est bien perçue. Pour eux, elle permettra à la fois d’augmenter la compétitivité de la France (64 %) et de favoriser l’emploi (60 %), un chiffre bien au-dessus de la perception des Français de l'échantillon, dans leur ensemble. En effet, ils sont 53 % à juger cette réforme mauvaise. Selon eux elle ne pourra pas augmenter la compétitivité du pays (51 %) ni favoriser l’emploi (55 %).

Certains volets de cette réforme sont cependant moins bien perçus. Le plafonnement des indemnités prud’homales ne fait pas l’unanimité: 58 % des Français sondés sont contre, et c’est la réforme qui suscite le moins d’enthousiasme auprès des entrepreneurs de l'échantillon. Seulement 59 % des entrepreneurs y sont favorables.

En revanche, la mise en oeuvre de la réforme du code du travail ne les conduit pas forcément à revoir à leur perspective d'embauche à la hausse. Concernant les prévisions de recrutement, si 60 % des entrepreneurs pensent que la réforme favorisera l’emploi, seuls 12 % prévoient ainsi de recruter des salariés qu’ils n’auraient pas recrutés sans cette réforme.

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Concernant les grandes mesures économiques annoncées par le gouvernement, ils plébiscitent la baisse de l’impôt programmée sur les sociétés au taux de 25 %: les entrepreneurs sont 87 % à y être favorables contre 69% des Français. Ils sont très majoritairement favorables à la transformation du CICE en allègement de cotisations patronales (73%) contre 60% des Français.

En revanche, deux mesures sont perçues plus défavorablement aussi bien par les entrepreneurs que par les Français de l'échantillon. L’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus du capital est perçue comme inefficace par 56 % des Français et 53 % des entrepreneurs ou futurs entrepreneurs.

L’accueil est encore plus mitigé s’agissant de la transformation de l’ISF en Impôt sur la Fortune Immobilière : 65 % des Français et plus de 60 % des entrepreneurs et futurs entrepreneurs jugent la mesure particulièrement inefficace pour encourager l’investissement et la croissance.