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Airbus et Dassault Aviation auraient trouvé un accord sur le futur avion de combat européen

En 2019, lors du Salon du Bourget, Emmanuel Macron a dévoilé une maquette Système de Combat Aérien Futur (Scaf).

En 2019, lors du Salon du Bourget, Emmanuel Macron a dévoilé une maquette Système de Combat Aérien Futur (Scaf). - Eric Piermont

Selon La Tribune, Dassault et Airbus auraient trouvé un accord de principe pour résoudre leur conflit dans le programme Scaf. Il serait en cours d'examen par la France, l'Allemagne et l'Espagne.

Fin des hostilités entre la France et l'Allemagne sur la création du système de combat aérien du futur (Scaf)? C'est ce qu'affirme La Tribune qui dévoile la réconciliation de Dassault Aviation et Airbus.

Selon une source, les deux groupes auraient "conclu un accord de principe sur le futur avion de combat européen". Le site de presse affirme même, toujours selon cette source que "les discussions se poursuivent au niveau politique sur le projet".

Quel accord, quel compromis, qui a cédé et quoi? Rien n'a encore été dévoilé. Les deux constructeurs indiquent que rien n'a encore été signé sans plus de commentaires. L'accord serait en cours d'examen par la France, l'Allemagne et l'Espagne, les trois pays partenaires dans le programme SCAF.

Interrogé par Reuters, "le ministère des Armées n'a pas immédiatement répondu aux sollicitations" de ses journalistes. Pour toute réponse, l'annonce sera faite "en temps voulu".

La médiation du Sénat

Le projet lancé en 2017 Scaf qui doit remplacer les Rafale et Eurofighter à l'horizon 2040 et permettre à l'Europe d'assurer sa propre défense, semblait compromis. L'objectif est d'avoir un démonstrateur capable de voler en 2026.

L'Allemagne réclame que Dassault, maître d'œuvre du programme, sur le partage avec Airbus du travail et les droits de propriété intellectuelle. La réponse de Dassault a été claire. Son PDG, Eric Trappier, a refusé cette proposition. Lors d'une audition au Sénat, il a même évoqué un plan B afin de rééquilibrer le rapport de force avec l'Allemagne et l'Espagne.

Quelques jours plus tard, deux dirigeants d'Airbus ont également plaidé leur cause devant les sénateurs en réclamant plus d'ouverture des technologies de Dassault.

Ce programme est estimé à 100 milliards d'euros. Il comprend un chasseur, des drones et un "Air Combat Cloud", appelé le système des systèmes. Dans ce projet, participent également Safran, MTU Aeor Engines, MBDA et Thales SA.

Pascal Samama
https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco