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Aigle Azur: l'État discute avec des compagnies françaises pour rapatrier "des milliers" de passagers bloqués

"Plusieurs milliers de personnes sont bloquées aujourd'hui" a expliqué le nouveau secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

"Plusieurs milliers de personnes sont bloquées aujourd'hui" a expliqué le nouveau secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. - Eric Piermont-AFP

L'État français cherche des solutions pour rapatrier "des milliers" de passagers affectés par l'arrêt des vols de la compagnie aérienne Aigle Azur en redressement judiciaire, a déclaré ce vendredi le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Des discussions ont lieu avec des compagnies françaises dont Air France.

"C'est plusieurs milliers de personnes qui sont bloquées aujourd'hui", a indiqué le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, sur RTL, sans pouvoir être plus précis. "On n'a pas exactement les chiffres", a-t-il reconnu. Des passagers seraient notamment bloqués "en Algérie ou au Mali".

"Nous discutons avec des compagnies aériennes françaises, avec le groupe Air France, pour mettre en place les solutions les plus appropriées et pour qu'aucun passager qui se trouve aujourd'hui hors du territoire français ne se retrouve sans solution", a expliqué le secrétaire d'État, lui-même ancien pilote de ligne.

L'État gèle des dettes sociales et fiscales d'Aigle Azur

Il a souligné que l'État avait également "gelé un certain nombre de dettes sociales et fiscales de manière à préserver l'activité le plus longtemps possible pour permettre notamment le rapatriement des passagers et la continuation de l'activité dans l'attente d'un projet de reprise".

Aigle Azur, qui opère de nombreuses liaisons vers le Maghreb, a annoncé jeudi l'annulation de tous ses vols à compter de vendredi soir, sans dédommagement dans l'immédiat pour ses clients, et doit trouver un repreneur d'ici à lundi 9 septembre pour ne pas sombrer.

"L'État accompagne et tente de susciter des projets de reprise", a ajouté Jean-Baptiste Djebbari. Il a souligné être "en contact avec d'autres compagnies mais aussi avec d'autres opérateurs aériens pour voir dans quelle mesure la reprise de l'activité peut s'opérer".

Le secrétaire d'État a évoqué "soit une reprise de l'ensemble de l'activité avec un projet de restructuration, soit une reprise un peu plus lointaine (...) en scindant les activités long courrier et moyen courrier en s'assurant que le maximum d'activité et donc d'emplois est préservé".

Pour ce vendredi, 44 vols de la compagnie aérienne en difficulté ont été maintenus, tous à l'exception d'un seul reliant la France et l'Algérie.

Frédéric Bergé avec AFP