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Affaire Carlos Ghosn: l’ex-PDG de Renault estime ne pas avoir été assez soutenu par la France

Carlos Ghosn

Carlos Ghosn - ERIC PIERMONT / AFP

Dans une interview à la chaîne Al Arabiya, Carlos Ghosn assure avoir reçu un faible de soutien des autorités françaises lorsqu'il était emprisonné au Japon.

Six mois après avoir fui sa résidence surveillée à Tokyo, Carlos Ghosn revient sur le soutien reçu par les autorités françaises et libanaises après son arrestation au Japon où il est accusé de malversations financières. Dans un entretien accordé à la chaîne Al Arabiya et repérée par Le Parisien, l'ex-PDG de l'alliance Renault-Nissan estime avoir été aidé par le gouvernement français "de la même manière que n'importe quel citoyen français lambda, pas plus".

L'homme d'affaires qui s'est réfugié au Liban considère même que les autorités françaises "(l)'ont moins bien traité" qu'un "citoyen français lambda". "C'est comme cela que je le vois. C'est un point négatif contre la France", a-t-il déclaré.

"Peu importe que j'étais le PDG d'une grande entreprise"

Carlos Ghosn a ainsi rappelé que "la seule personne qui est venue (lui) rendre visite au Japon est l'ancien président français Sarkozy". "Il est venu me rencontrer pendant une heure et demi à l'ambassade française au Japon en tant que représentant du président français Emmanuel Macron pour l'intronisation du nouvel empereur japonais", a-t-il indiqué.

Et d'ajouter: "Peu importe le fait que j'étais le PDG d'une grande entreprise ou que je jouais un rôle majeur dans l'économie française. Les autorités françaises ont estimé que cela n'avait aucune importance." A l'inverse, l'ex-patron de Renault a estimé que le gouvernement libanais s'est tenu "à (ses) côtés". "Ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient", a-t-il dit.

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco