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Un "Scénic oeuvre d'art" victime d'un incendie criminel à Nantes

Un Renault Scénic

Un Renault Scénic - Twitter - @NantesAvecVous

Un Scénic traversé par un arbre, une oeuvre d'art du collectif Royal de Luxe à Nantes, a été incendié dans la nuit sans que l'on connaisse pour le moment les raisons de cet acte.

Triste sort pour "la voiture traversée par un arbre". L'oeuvre d'art venait d'être inaugurée par le collectif Royal de Luxe dans le quartier Bellevue de Nantes. Elle a été incendiée par deux hommes dans la nuit de mardi à mercredi.

Les trois individus ont pris la fuite

Installée depuis lundi sur une place de ce quartier populaire, l'oeuvre était gardée par un vigile. Les auteurs sont arrivés "au niveau du véhicule de l'agent de sécurité en charge de la surveillance de l'oeuvre", a indiqué à l'AFP la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de Loire-Atlantique.

"Pendant que l'un bloquait la portière du vigile, un second brisait la vitre latérale droite du véhicule Scenic et y versait un produit qui enflammait l'habitacle". Les trois individus ont pris la fuite, a ajouté cette source.

L'agent de sécurité, qui a été victime d'un coup de porte par un des individus sur son véhicule, a déposé plainte. Le feu s'était également propagé à une autre voiture garée à côté, précise de son côté France Bleu, avec des photos de l'intérieur du Scénic complètement calciné.

Dans un communiqué de presse, la maire de Nantes Johanna Rolland (PS) a fait part de son indignation. "Aujourd'hui les habitants de Bellevue sont tristes et en colère. Je veux leur dire que nous ne renoncerons ni à la culture sur l'espace public, ni à la sécurité (...) Nous ne comptons sûrement pas renoncer!".

La création de Royal de Luxe avait été installée dans le quartier Bellevue de Nantes dans la nuit du 17 novembre, marquant le début du 4e acte du projet "Grand Bellevue" de la compagnie de théâtre de rue nantaise dans ce quartier, un projet qui s'étend sur plusieurs années.

La ville de Nantes ou le collectif n'ont pas encore précisé si l'oeuvre sera remplacée ou restera dans son état actuel. Suite au vandalisme subi par la sculpture géante Dirty Corner, l'artiste britannique Anish Kapoor avait choisi de continuer à l'exposer "telle quelle", estimant que la dégradation subie faisait désormais partie de son oeuvre.

Julien Bonnet, avec AFP