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Pourquoi les prix des carburants ont baissé de plus de 25 centimes depuis le début de l'été

Les prix de l’essence comme du diesel ont fortement baissé depuis la mi-juin. En cause, un prix du baril en recul, autour des 100 dollars le baril.

Petit ouf de soulagement à la pompe. La semaine dernière, les prix de carburant ont de nouveau baissé dans les stations-service selon les chiffres officiels du ministère de la Transition écologique. Le sans-plomb 95-E10 flirtait même avec la barre de 1,80 euro (en moyenne) le vendredi 29 juillet, une première depuis début mai.

Moins 25 centimes par litre sur le gazole

Sur les six dernières semaines, les carburants n’ont fait que baisser. Entre le 17 juin, où le gazole affichait 2,1345 euros le litre en moyenne, soit à peine moins que son plus haut historique du 11 mars, et vendredi dernier, le prix au litre a baissé de 25,63 centimes.

La baisse est encore bien plus impressionnante pour le SP95-E10: -27,84 centimes de moins en six semaines. Sur un plein d’essence de 45 litres, un automobiliste a ainsi vu sa facture baisser de 12,52 euros.

Les prix du baril oscillent autour de 100 dollars

C’est la baisse du cours du pétrole qui explique en grande partie cette baisse. Sur la même période, le cours du brent a perdu près de 18 dollars. Alors qu’à la mi juin, le baril oscillait entre 120/125 dollars, le 29 juillet il était à 108,3 dollars. Depuis plusieurs semaines, le baril oscille autour de la barre symbolique 100 dollars, dans un marché toujours particulièrement volatile.

Ce mardi par exemple, alors que les tensions s’exacerbent autour de Taïwan et dans l’attente d’une réunion de l’Opep+ ce mercredi, le Brent perdait 0,76% à 99,28 dollars tandis que le WTI rendait 0,59%, à 93,34 dollars.

La remise de 30 centimes entre en vigueur en septembre

Impossible de dire si cette situation plus favorable pour les automobilistes va durer. Le taux de change euro-dollar est notamment moins favorable aux automobilistes français. Les produits pétroliers s’échangent en effet en dollar et un euro fort avantage par nature les Européens. C'était le cas il y a dix ans, mais cela ne l'est plus du tout aujourd'hui. Dans un contexte aussi incertain, les acheteurs cherchent le moindre signe d’une évolution à la hausse ou à la baisse.

Rappelons enfin que les différentes aides au carburant n’ont rien à voir avec la baisse observée ces dernières semaines. Les 18 centimes de réduction instaurés par le gouvernement le sont depuis le 1er avril. Et l’aide de 30 centimes n’entrera pas en vigueur avant début septembre. Quant aux aides ponctuelles des pétroliers comme TotalEnergies, elles ne font bouger qu’à la marge les moyennes enregistrées par le ministère de la Transition écologique chaque semaine.

Pauline Ducamp et Pierre Kupferman