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Paris lancera mi-octobre l’appel d’offre pour limiter le nombre d'opérateurs de trottinettes

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Illustration - AFP

L’appel d’offre pour sélectionner trois opérateurs autorisés à opérer dans la capitale sera lancé d’ici une dizaine de jours, croit savoir Le Parisien.

Le marché de la trottinette électrique en libre-service sera bientôt définitivement encadré dans la capitale. Selon Le Parisien ce mardi, la mairie de Paris lancera d’ici une dizaine de jours l’appel d’offre qui doit permettre de sélectionner définitivement les opérateurs autorisés à proposer leur service de location dans Paris.

Une fois envoyé, les opérateurs auront un mois pour répondre à l’appel d’offres. Courant janvier, la municipalité annoncera les trois opérateurs choisis. Chaque société pourra opérer 5000 trottinettes, soit un parc de 15.000 au total. "La durée de vie des trottinettes et leur recyclage feront partie du cahier des charges, comme l'a déclaré la maire de Paris en juin", précise l’Hôtel de Ville au Parisien. Un volet social sera aussi indispensable dans le projet des opérateurs.

De 12 en début d’année, les opérateurs travaillant dans Paris ne sont plus qu’une demi-douzaine. Depuis le début de l’été, les Lime, Bird, Dott et autres VOI multiplient les annonces pour mettre en place des ateliers de réparation des trottinettes, lancer des engins plus solides, ou encore embaucher sous contrat ses salariés. C’est en effet à cette période que la municipalité a mis en place un certain nombre de règles, dont l’interdiction de stationner comme de circuler sur les trottoirs, en marge des discussions au parlement sur la loi d’orientation des mobilités (LOM).

C’est elle qui doit à terme encadrer la circulation comme les services liés aux trottinettes électriques. La publication de l’appel d’offre devance cependant le vote définitif de la LOM qui ne devrait pas intervenir avant novembre.

"Nous souhaitons poursuivre au plus vite nos actions de régulation, via un appel à projets, pour répondre notamment à des enjeux de sécurité des piétons, sans attendre la loi d'orientation des mobilités (LOM), explique-t-on à l'Hôtel de Ville. Nous avons obtenu des garanties qui sécurisent d'un point de vue juridique la procédure que nous allons lancer, même si nous déplorons la lenteur du gouvernement dans l'élaboration des outils juridiques".

Et peut-être éviter de finaliser la sélection des opérateurs en pleine campagne municipale.

Pauline Ducamp