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À Lille, Valenciennes et Calais, on respire mieux depuis le début du confinement

La mairie de Lille (illustration).

La mairie de Lille (illustration). - Philippe Huguen - AFP

La pollution a baissé depuis le début du confinement. Les chiffres sont particulièrement parlants concernant Lille et Valenciennes dans le Nord. Ils le sont légèrement moins pour Calais, ville déjà moins polluée que ses consœurs en temps normal.

C'est une tendance nationale depuis le début du confinement, décidé voilà une dizaine de jours: la qualité de l'air s'est grandement améliorée dans les villes françaises. Cela s'illustre notamment par la chute de la concentration en dioxyde d'azote recensée dans l'air. Dans les Hauts-de-France, Lille, Valenciennes et Calais n'échappent pas à la règle.

La concentration du dioxyde d'azote divisée par 3 à Lille

La semaine écoulée, celle du 16 au 23 mars 2020, la plus forte concentration en dioxyde d'azote a été enregistrée le lundi, avec un peu plus de 30 microgrammes par mètre cube (microg/m3) détectés dans l'air, selon les données d'Atmo Hauts-de-France. Cette concentration a dégringolé quasi quotidiennement, jusqu'à atteindre près de 9 microg/m3 lundi dernier. Soit une division de la concentration en dioxyde d'azote par plus de trois.

À titre de comparaison, la concentration moyenne en dioxyde d'azote de la capitale des Flandres en 2018 se situait plutôt entre 25 et 30 microg/m3, avec un pic autour de 37 microg/m3 observé jeudi 19 mars. En 2019, cette concentration était plus importante encore. Elle dépassait les 30 microg/m3 la majeure partie de la semaine, et dépassait parfois le seuil des 40 microg/m3.

Une forte diminution de la concentration de dioxyde d'azote aussi à Valenciennes

À Valenciennes également, on assiste à une diminution de la pollution depuis le début de la période de confinement, avec là encore une chute de la concentration en dioxyde d'azote présent dans l'air. Depuis le lundi 16 mars, cette concentration a chuté de presque 30 microg/m3 à une moyenne de 10 microg/m3 sur la deuxième partie de la semaine.

Comme à Lille, ces données tranchent avec celles récoltées ces dernières années. Ainsi, en 2018, la moyenne de dioxyde d'azote évaluée dans l'air valenciennois oscillait entre 14 microg/m3 le lundi et plus de 30 microg/m3 le vendredi, avec une moyenne située entre 20 et 25 microg/m3. En 2019, cette moyenne avait grimpé jusqu'à 30 microg/m3 en première partie de semaine avant de se stabiliser autour de 15 le week-end.

Une diminution moins marquée à Calais, moins polluée que ses voisines du Nord

La tendance à une amélioration de la qualité de l'air dans les Hauts-de-France se vérifie également quand l'on passe du Nord au Pas-de-Calais, même si les écarts observés sont moins conséquents.

À Calais justement, la concentration en dioxyde d'azote dans l'air n'a pas franchi la barre des 18 microg/m3 la semaine passée. Elle l'avait rarement franchit à la même période en 2018, excepté le dimanche et le lundi à presque 22 puis presque 28 microg/m3. En 2019, là encore, un pic était observé le lundi (environ 24 microg/m3) avant de se stabiliser sous les 18 microg/m3.

Florian Bouhot