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Un adolescent soupçonné d'avoir piraté le directeur de la CIA arrêté

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Le pirate présumé n'a répondu à aucune question et a été, depuis, libéré sous caution. Contacté par un site d'information, il clame son innocence.

L’affaire a fait rigoler plus d’un. Successivement, les boîtes email de John Brennan, directeur de la CIA, de James Clapper, patron des services de renseignement américains, de Mark Giuliano, directeur adjoint du FBI et de John Holdren, un membre de la Maison Blanche, ont été hackés par un pirate qui se fait appeler "Cracka" et qui serait le leader d'un groupe baptisé "Crackas with attitude". La police britannique pense maintenant avoir trouvé l'auteur présumé de ces attaques.

"Ils veulent ruiner ma vie"

Selon CNN, les forces de l'ordre britannique ont arrêté "un adolescent présumé être derrière une série de piratages audacieux - et, selon un responsable américain, embarrassants - visant des comptes personnels de hauts responsables de la CIA, du FBI, de la sécurité intérieure, de la Maison Blanche et d'autres agences fédérales". Selon le site Motherboard, il s'agirait d'un adolescent de 16 ans qui vit dans les East Midlands, une région située à l'est de l'Angleterre. Son arrestation a eu lieu le mardi 9 février dernier.

Contacté par le site d'information, l'adolescent explique que la police l'accuse également d'être à l'origine du piratage récent du FBI et du département de la sécurité intérieur (DHS), avec à la clé la publication de données personnelles de 20.000 personnes. Pourtant, il nie être le fameux pirate dénommé "Cracka". "Je ne suis pas celui que vous croyez ;) ;) ;)", a-t-il écrit à Motherboard, ajoutant qu'il était "innocent tant que sa culpabilité n'a pas été prouvée, je n'ai donc rien à craindre". Il n'a répondu à aucune question de la police et a depuis été libéré sous caution. "Ils veulent ruiner ma vie", a-t-il souligné.

Interrogés par l'AFP, le FBI et le ministère américain de la Justice ont refusé de confirmer ces informations. Mais un porte-parole de la police britannique a confirmé à l'AFP l'arrestation mardi d'un adolescent de 16 ans pour "accès non autorisé à des ordinateurs" avec "intention de nuire", sans toutefois lier explicitement cette affaire avec le piratage des boîtes mail des hauts responsables américain.

Gilbert Kallenborn, avec AFP