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Les photos et papiers d'identité de 4.000 "camgirls" exposés sans protection en ligne

Des papiers d'identité de camgirls étaient facilement accessibles en ligne.

Des papiers d'identité de camgirls étaient facilement accessibles en ligne. - Pixabay

La plateforme pornographique PussyCach, qui permet à des "camgirls" de réaliser des shows en direct, a pâti d'une faille de sécurité. Résultat: les données de 4.000 d'entre elles sont devenues librement accessibles, sur un serveur mal protégé.

Ils étaient facilement accessibles en ligne, à la portée de tous. Des milliers de fichiers comportant des informations personnelles au sujet de "camgirls", des actrices à même de réaliser des shows pornographiques en direct, sont restés exposés sur un serveur non protégé, a fait savoir la société VPN Mentor le 15 janvier. 

Parmi les informations personnelles de ces 4.000 "camgirls", des contrats signés, des photographies et vidéos, et des copies de pièces d’identité, relate BBC News. À cela s'ajoutent des numéros de sécurité sociale, dates de naissance, mais aussi des précisions sur leurs physiques respectifs, de leur taille à leur poids en passant par leurs tatouages ou la nature de leurs cicatrices.

La plateforme PussyCash, pour laquelle ces mêmes actrices travaillaient, est responsable du défaut de sécurité de ces mêmes données. En tout, près de 20 gigaoctets d'informations étaient publiquement accessibles sur un seul et même serveur non sécurisé, hébergé par Amazon. 

Des "camgirls" françaises concernées

La faille a depuis été résorbée et les données ne sont plus accessibles. VPNMentor ne précise pas quel usage a été fait, ni même si un acteur malveillant a pu s'en emparer d'une quelconque manière. Les données n'en étaient pas moins très sensibles. Elles venaient par exemple révéler l'identité de "camgirls" domiciliées en Chine, où la pornographie est illégale. Ces mêmes actrices étaient ressortissantes d'une vingtaine de pays en tout, dont la France.

La plateforme PussyCash gère à elle seule plusieurs sites de "camgirls" différents, dont ImLive, qui revendique 66 millions d’inscrits. Enregistrée en Andorre, l'entreprise s'occupe aussi de différents programmes "d’affiliation", qui promettent des commissions pouvant monter à plusieurs centaines de dollars pour les sites permettant à leurs partenaires de recruter de nouveaux abonnés. 

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech