BFM Business

La ville de Sarrebourg en Moselle victime d'une cyberattaque

-

- - Havang(nl) [CC0]

Les pirates réclamaient une rançon de 55.000 euros à la ville de Sarrebourg qui n'a pas cédé au chantage. La mairie assure qu'aucune donnée n'a été dérobée.

Les services municipaux sont-ils armés pour lutter contre les cyberattaques? La question se pose après l’attaque informatique dont la ville de Sarrebourg (Moselle) a été victime. Un logiciel malveillant a infecté les postes informatiques et les serveurs utilisés par les agents municipaux. Une partie des fichiers a été chiffrée, rapporte le quotidien local Le Républicain Lorrain. Les hackers ont utilisé le logiciel de rançon Phobos, actif depuis plusieurs mois et réclamaient 7,6 bitcoins, l’équivalent de 55.000 euros, pour décoder les données.

Les agents de la mairie ont constaté la prise d’otage de leurs fichiers le jeudi 6 juin. Mais Alain Marty (LR), maire de la ville depuis plus de trente ans, et son équipe ont rapidement pris la décision de ne pas céder au chantage des pirates. Pour circonscrire l’attaque, la responsable du service informatique a débranché chaque ordinateur et travaillé les jours suivants à "éradiquer le cryptolocker de chaque serveur et de chaque poste".

Il est pour l’instant difficile de savoir comment ont procédé les pirates. Cela pourrait être lié "à un mail, à un lien trouvé sur internet, à une pièce jointe, etc. Nous avions déjà décidé de renforcer la sécurité en mai, après un virus", ont précisé Christophe Dauffer, directeur général des services et Isabelle Parmentier, responsable du service informatique au journal Le Républicain Lorrain. La ville de Sarrebourg assure qu’aucune donnée n’a été dérobée.

Aux Etats-Unis, une ville prise en otage depuis un mois

Refuser de payer peut être un jeu dangereux. Aux Etats-Unis, la ville de Baltimore (Maryland) est victime depuis plus d’un mois d'une attaque informatique d’ampleur qui paralyse le fonctionnement de la ville de 602.000 habitants. Les pirates réclamaient une rançon de 100.000 dollars, à régler en Bitcoin. Mais comme Sarrebourg, la ville de Baltimore a refusé de payer.

Un mois après le début de l'attaque, Henry Raymond, le directeur des finances de la ville a estimé les dommages à plus de 18 millions de dollars (environ 16 millions d’euros), dont "8 perdus en raison des revenus reportés ou perdus alors que la ville était incapable de traiter les paiements." Pour rappel, payer la rançon n'assure pas toujours de récupérer ses fichiers pris en otage.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech