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Hackers chinois : les médias américains dénoncent

Le NYT a été le premier média américain à dénoncer des actes de piratages issus de la Chine

Le NYT a été le premier média américain à dénoncer des actes de piratages issus de la Chine - -

Après le "New York Times" jeudi, le "Wall Street Journal" et CNN ont dénoncé à leur tour des actes de piratage.

Les grands médias américains sont-ils la cible de hackers chinois ? Malrgé le démenti de la Chine jeudi, le Wall Street Journal a emboîté le pas du New York Times jeudi soir, dénonçant à son tour des actes de piratage de son réseau informatique par des hackers chinois.

Le Wall Street Journal souligne ainsi que ces attaques avaient pour "but apparent de contrôler la couverture de la Chine" par ses journalistes, et laisse entendre que la pratique chinoise d'espionner les médias américains était devenue "un phénomène courant".

"Contrôler la couverture" des événements

"Des preuves montrent que ces efforts d'infiltration visent à contrôler la couverture par le Journal de la Chine, et non à réaliser des gains commerciaux ou à détourner l'information des clients", souligne dans un communiqué Paula Keve, de l'agence Dow Jones, qui fait également partie avec son cousin Wall Street Journal du groupe News Corp du magnat Rupert Murdoch.

Le Wall Street Journal n'a pas précisé quand ces attaques informatiques avaient commencé mais a annoncé qu'une révision de son réseau informatique pour renforcer la sécurité avait été effectuée jeudi.

"Nous avons la ferme intention de poursuivre notre pratique du journalisme de façon battante et indépendante", a assuré Paula Keve.

CNN aussi

Jeudi en fin d'après-midi, la chaîne CNN a à son tour annoncé que le système informatique de son service international avait été bloqué pendant plusieurs minutes en réponse à son reportage sur le piratage du New York Times.

"CNNI est devenu noir pendant six minutes", a tweeté l'une des journalistes de CNN International Hala Gorani. "#La Chine a bloqué CNN en raison de l'interview de @HalaGorani sur le piratage informatique du @nytimes", pouvait-on lire.

A Pékin, la réaction des autorités ne s'est guère fait attendre. "Les autorités chinoises compétentes ont déjà répondu clairement aux accusations infondées du New York Times", a déclaré à des journalistes le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hong Lei.

"La Chine aussi est victime d'attaques informatiques (...) La législation chinoise interdit de telles attaques et nous espérons que toutes les parties prenantes adopteront une attitude responsable sur cette question", a-t-il ajouté.

Illustration : Cryo Mariena / Flickr, licence CC