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Google : l'Europe veut une "action répressive avant l'été"

Le 26 février 2013, les autorités européennes ont décidé de poursuivre leurs investigations en étroite collaboration et de prendre toutes les mesures nécessaires, indique la Cnil sur son site Internet.

Le 26 février 2013, les autorités européennes ont décidé de poursuivre leurs investigations en étroite collaboration et de prendre toutes les mesures nécessaires, indique la Cnil sur son site Internet. - -

La Cnil va présider un groupe de travail chargé de coordonner une action répressive contre le géant de l'Internet, Google.

Les 27 autorités européennes de protection des données ont confirmé jeudi une "action répressive avant l'été" contre le géant de l'internet Google, qui n'a pas répondu à leur injonction de modifier ses règles de confidentialité.

Il est fait état dans le communiqué consultable sur le site de la Cnil de "problèmes et manquements" de Google au regard de la directive européenne.

"Un groupe de travail, piloté par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), a été mis en place afin de coordonner l'action répressive (des 27), laquelle devrait être lancée avant l'été. Ce groupe de travail se réunira dans les prochaines semaines et auditionnera Google", selon une déclaration transmise par la Cnil.

60 règles de confidentialité fusionnées en une seule

Depuis mars 2012, le groupe applique une nouvelle politique de confidentialité qui fusionne une soixantaine de règles d'utilisation en une seule, regroupant les informations de plusieurs services autrefois séparés, comme la messagerie Gmail ou le réseau communautaire Google+.

En octobre, après des mois d'analyses et d'échanges avec Google, les 27 autorités européennes de protection des données lui avaient demandé "une information plus claire et plus complète sur les données collectées", et surtout leur "finalité", arguant de "la non-maîtrise de l'utilisateur" en la matière.

Elles avaient sommé Google d'apporter des modifications sous quatre mois, afin de "se mettre en conformité" avec la directive européenne Informatique et Libertés, qui vise à protéger le droit à la vie privée.

Le 18 février, à l'expiration de l'ultimatum, les 27 autorités avaient annoncé que Google n'avait "pas apporté de réponse précise et opérationnelle à leurs recommandations". Google avait quant à lui, ce même jour, réaffirmé que ses règles en vigueur "respectaient la loi européenne".

D. N. avec AFP