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Facebook: des pages conçues pour propager des virus comptaient plus de 100.000 abonnés

La société de cybersécurité CheckPoint a repéré une large campagne de propagation de virus sur Facebook.

La société de cybersécurité CheckPoint a repéré une large campagne de propagation de virus sur Facebook. - AFP

La société de cybersécurité CheckPoint a repéré une vaste campagne de propagation de virus sur Facebook. De faux articles sur l'actualité libyenne conduisaient au téléchargement de logiciels malveillants.

Les articles au titre un peu trop alléchant, un bon appât pour faire télécharger des virus? La formule a fonctionné pendant pas moins de cinq ans pour un groupe de hackers. D'après la société de cybersécurité CheckPoint, pas moins de trente pages Facebook ont été mises à contribution pour partager des contenus sur l'actualité libyenne, qui redirigeaient vers le téléchargement de logiciels malveillants.

La campagne, baptisée "opération Tripoli" (du nom de la capitale libyenne) s'appuyait sur des pages à forte audience. Certaines d'entre elles comptaient ainsi plus de 100.000 abonnés. Elles servaient de relais à des articles sur les dernières frappes aériennes survenues dans le pays, à la capture de terroristes ou à l'actualité de hauts responsables libyens et de communautés locales. En tout, des dizaines de milliers de personnes ont ainsi pu cliquer sur des liens frauduleux sans se douter de la manœuvre.

Les Libyens pris pour cible

Pour publier les liens frauduleux, le groupe d'attaquants s'en remettait à un service de réduction d'URL. CheckPoint a de la sorte pu déterminer combien de clics certains liens avaient généré, et depuis quels pays. La plupart des victimes résidaient en Libye. Mais certaines machines affectées se situaient également en Europe, aux Etats-Unis et au Canada.

"Ces pages et ces comptes ont enfreint nos règles et nous les avons retirées après que Check Point nous les ait signalées", ont déclaré des responsables de Facebook dans un communiqué. "Restez vigilants lorsque vous cliquez sur des liens suspects ou que vous téléchargez des logiciels non fiables", ont-ils poursuivi.

Pour repérer ce genre de campagnes, et malgré les moyens déployés à cet effet, Facebook doit encore s'en remettre à des sociétés tierces.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech