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Facebook: ce qui se cache derrière les pannes à répétition

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- - AFP

Le réseau social a connu sa troisième panne globale en l’espace de deux semaines. Les premières analyses font état de problèmes de configuration internes. Le réseau Facebook est-il devenu trop grand?

Hier soir, suite à une panne globale, Facebook a disparu de la Toile pour ne réapparaître qu’une centaine de minutes plus tard. C’est la troisième fois en l’espace de deux semaines que les utilisateurs du réseau social font l’expérience d’une telle absence. Deux autres dysfonctionnements ont eu lieu le 17 et le 24 septembre, avec à la clé un impact planétaire. Le plus inquiétant, c’est que les pannes deviennent de plus en plus importantes avec le temps, d'après les mesures effectuées par Thousand Eyes, une société spécialisée dans l’analyse de performance réseau.

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- © Thousand Eyes

Mais que se passe-t-il dans le royaume de Mark Zuckerberg? Quelle est l’origine de ces pannes? Facebook est-il la cible d’une attaque pirate? La réponse est beaucoup plus banale que cela: c’est un problème de "configuration" a expliqué un porte-parole de Facebook auprès de la chaîne américaine CNBC, sans donner plus de précisions. Le problème est donc d’origine interne. D’après les analystes de Thousand Eyes, la panne d’hier, 28 septembre, serait liée à un "dysfonctionnement logiciel". Celle du 24 septembre proviendrait d’un "problème réseau au niveau des datacenters de Facebook".

De son côté, la société Dynatrace, également spécialisée dans l’analyse de performance réseau, a d’abord constaté des pannes de serveurs chez Facebook. "Dans ce genre de cas, les entreprises tentent de router le trafic vers des serveurs non impactés. En l'occurrence, ce routage ne semble pas avoir fonctionné correctement puisque l'on constate une surcharge des serveurs concernés", explique un porte-parole de la société.

A ce stade, il est difficile d’en savoir plus. Compte tenu de sa taille toujours grandissante –plus d’un milliard d’utilisateurs actifs par jour!– Facebook doit gérer une infrastructure technique d’une complexité extrême et totalement inédite. Les ratés ne sont donc pas très étonnants. Cette succession de pannes globales, en revanche, peut signifier que ces dimensions jamais vues commencent à poser problème aux ingénieurs. Peut-être le réseau est-il tout simplement en train d’atteindre sa taille limite…

Source :

CNBC

Gilbert Kallenborn