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Attentat de Nice : Twitter (enfin) efficace face aux messages extrémistes

La Promenade des Anglais à Nice, le 15 juillet 2016

La Promenade des Anglais à Nice, le 15 juillet 2016 - Valery HACHE / AFP

Le réseau social a rapidement enrayé la publication de messages de soutien aux terroristes après l’attentat de Nice.

Comme pour les attentats de novembre dernier, Twitter a été un outil particulièrement efficace pour aider ceux qui recherchaient des proches ou pour héberger des rescapés à l’aide du hashtag #portesouvertes. Mais certains messages haineux, célébrant l’attaque qui a fait 84 morts, ont également été diffusés sur le réseau social. Selon plusieurs organismes indépendants, Twitter aurait réagi avec rapidité et efficacité pour supprimer les contenus faisant l’apologie du terrorisme.

Selon l’organisation américaine Counter Extremism Project qui lutte contre l’extrémisme en ligne, une cinquantaine de comptes Twitter ont diffusé des messages de propagande ou des images de la tuerie. Mais alors que le site américain avait souvent invoqué la liberté d’expression lors des précédents attentats, il a été bien plus ferme dans la lutte contre la diffusion de tels contenus.

“Twitter a effacé les tweets célébrant l’attaque avec une rapidité inédite.” s’est réjoui Counter Extremism Project, appuyé par le Centre Simon-Wiesenthal, une autre ONG américaine. Des commentaires qui n’ont pour le moment pas suscité de réaction officielle de la part de l’intéressé.

Depuis quelques mois, les réseaux sociaux font face à de nouvelles problématiques concernant la publication d’images violentes. Des enjeux encore plus importants depuis l’arrivée de leurs nouvelles fonctions de diffusion en direct, avec Periscope pour Twitter et Live Video pour Facebook.

Un débat qui concerne les événements terroristes, mais également les violences par armes à feu aux Etats-Unis. Au lendemain de la mort de l’Américain Philando Castile, filmée en direct par sa compagne, Mark Zuckerberg avait lui-même légitimé la présence de la séquence sur Facebook.

Face à l’impossibilité de contrôler chaque message, Facebook et Google testeraient actuellement un système de modération automatique, pour censurer les contenus haineux dès leur publication. Mais pour le moment, tous expliquent s’appuyer sur leurs membres pour être alertés le plus rapidement possible. Dans ce cas, les critères de suppression restent très opaques, avec des choix parfois contestés par les utilisateurs.