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À Montréal et New York, des sites pour dénoncer les manquements au confinement

La police de Montréal a mis au point un site pour dénoncer les manquements au confinement.

La police de Montréal a mis au point un site pour dénoncer les manquements au confinement. - Sebastien St-Jean / AFP

Des sites mis au point par les forces de police de Montréal et New York permettent de signaler en ligne les rassemblements observés à l'extérieur ou fêtes improvisées.

La police de Montréal, soucieuse de "désengorger" le numéro d'appel d'urgence, a mis en place un outil de dénonciation en ligne des infractions aux consignes de distanciation sociale pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus.

Le site du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) propose depuis la fin de la semaine dernière de "rapporter en ligne" les "situations portant atteinte aux consignes et aux directives gouvernementales en lien avec la Covid-19".

Ce "rapport de police en ligne" permet de dénoncer les infractions à l'état d'urgence sanitaire. Comme exemples, le SPVM cite une "fête à l'intérieur d'un domicile avec des personnes qui n'y demeurent pas", une partie de football dans un parc ou "un commerce d'alimentation qui ne respecte pas les règles d'hygiène prescrites".

Les rapports doivent comprendre le nom de leur auteur mais aussi son adresse et son numéro de téléphone. De quoi éviter les dénonciations anonymes.

Des lignes d'appels surchargées

"L'objectif est de désengorger les appels au 911", le numéro d'appel d'urgence en Amérique du Nord, pour que le personnel puisse se concentrer sur les appels plus urgents, explique André Durocher, le porte-parole du SPVM.

Il ne s'agit pas d'encourager la "délation", fait cependant valoir le porte-parole. "On ne veut pas que les gens se mettent à passer la journée à la fenêtre à regarder ce que fait leur voisin. Ce n'est pas le but de l'exercice", ajoute-t-il, en soulignant qu'il s'agit de s'assurer que les règles sont respectées.

Dans la ville, les amendes pour non respect du confinement s'élèvent à plus de 1000 euros. Le SPVM en a distribué plus de 700 depuis un mois, a précisé André Durocher, ainsi que près de 300 rapports d'infraction généraux, qui ne se traduisent pas par une amende immédiate mais renvoient la décision à la justice.

À New York, aux Etats-Unis, une plateforme similaire a été conçue pour dénoncer le non-respect de la distanciation sociale dans les bars, restaurants ou salons de coiffure, ainsi que les rassemblements de personnes.

E.T. avec AFP