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Un Conseil départemental entièrement paralysé par une cyberattaque

Le Conseil départemental d'Eure-et-Loir reste paralysé par une cyberattaque.

Le Conseil départemental d'Eure-et-Loir reste paralysé par une cyberattaque. - JEAN-FRANCOIS MONIER

Le Conseil départemental d’Eure-et-Loir a été victime d'une intrusion informatique ce 5 juillet. Tous ses systèmes d'information sont hors service depuis.

Impossible d'envoyer des mails ou de se connecter au réseau informatique. Depuis ce lundi 6 juillet, le Conseil départemental d'Eure-et-Loir est paralysé par une cyberattaque. Cette dernière vient également toucher les plateformes utilisées par les agents départementaux.

"Nos systèmes d’information (mails, réseaux, plateformes…) sont actuellement hors service", note ainsi le Conseil départemental sur son site. Contacté par BFM Tech, le département ne donne pour l'heure pas d'indications supplémentaires sur l'ampleur de l'attaque, ni sur sa nature, si ce n'est que ses premiers effets ont été constatés dès le dimanche 5 juillet, en fin d'après-midi. La priorité reste de garantir un retour à la normale dans les plus brefs délais.

Une plainte pour atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données (Stad) a été déposée par le conseil départemental, nous apprend l'AFP. Elle a été transmise à la section J3 du parquet de Paris, spécialisée dans la cybercriminalité.

Une série de cyberattaques

L'attaque informatique survenue à l'encontre du Conseil départemental d'Eure-et-Loire n'est pas un cas isolé. Ces derniers mois, un certain nombre de collectivités locales ont pâti d'intrusions informatiques, et vu leurs services gelés parfois plusieurs semaines durant.

Mi-mars, la veille du premier tour des élections municipales, près de 300 ordinateurs de la mairie de Marseille ont été rendus inopérants. L'attaque, alors qualifiée de "massive et généralisée", était venue toucher les systèmes d'information et de gestion des ressources humaines, de la paye et des finances, notait alors l'AFP. Il aura fallu attendre mi-mai pour voir le retour à la normale s'opérer.

Les métropoles de Salon-de-Provence, d'Istres mais aussi deux villes du Morbihan ont constaté ces dernières mois des cyberattaques similaires, à même de mettre leurs propres systèmes informatiques hors service. Sollicitée par L'Express, Anne Le Henanff, maire adjointe de Vannes en charge du numérique et des systèmes d'information, reconnaissait à l'époque qu'une fois attaquées, les villes se trouvaient bien souvent démunies et contraintes de payer une rançon pour retrouver l'accès à leurs données et à leurs plateformes.

L'an passé, un incident survenu en Moselle laissait déjà présager d'une recrudescence d'attaques informatiques à l'encontre de collectivités. La ville de Sarrebourg avait, à l'époque, vu une grande partie des données de ses agents municipaux chiffrée. Une rançon de 55.000 euros était alors réclamée pour les récupérer. Sans que la mairie cède pour autant à ce chantage.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech