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Prisma, l'appli photo russe qui va faire de vous un artiste

Une photo retouchée par l'application Prisma

Une photo retouchée par l'application Prisma - Twitter (Rob Parker ‏@parkerdigital)

Après son carton en Europe de l'Est, l'application de retouche photo Prisma pourrait rapidement rencontrer un succès en France.

Votre portrait - ou celui de votre hamster - comme s’il avait été peint par Van Gogh. Rien que ça. C’est ce que propose Prisma, une application lancée il y a tout juste un mois en Russie et qui se classe déjà parmi les plus téléchargées sur l’App Store du pays. Grâce à une vingtaine de filtres, n’importe quelle photo peut se transformer en peinture, façon Picasso, Lichtenstein ou Chagall.

A la différence d’Instagram, le calcul se fait en partie grâce à un réseau de neurones artificiels, des algorithmes qui fonctionnent en s’inspirant des neurones humains. Leur particularité est de pouvoir évoluer en apprenant par eux-mêmes, sans intervention humaine. Alors que les concurrents retouchent vos photos en y appliquant une couche supplémentaire, Prisma les analysent pour les redessiner. Et le travail ne se fait pas sur votre smartphone, mais sur les serveurs de l’application. Une connexion est donc indispensable pour pouvoir la faire fonctionner. Avec un bon Wi-Fi ou en 4G, cet aller-retour dure entre 3 et 4 secondes.

En Russie, mais également en Arménie ou en Ukraine, Prisma compte déjà des centaines de milliers d’utilisateurs. Parmi eux, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev. Quelques jours après sa sortie, elle cumulait déjà 1,6 million de téléchargements. Un succès qui s’explique par la qualité de l’algorithme, mais aussi par l’interface qui encourage le partage des photos sur les réseaux sociaux, notamment Instagram. Selon le site américain TechCrunch, des améliorations sont prévues. De nouveaux filtres sont en développement. L’appli suggérera aussi les plus pertinents d’entre eux, selon la prise de vue. La vidéo devrait également faire son apparition.

Face à sa croissance exponentielle, Prisma est contrainte de ralentir le rythme. Pour éviter la saturation de ses serveurs, l’équipe limite le déploiement à l’international. Pour le moment, on peut la trouver sur l’App Store français. Une version Android est également prévue. Selon le site russe RBC, Alexeï Moïssenkov - fondateur de l’application - aurait déjà plusieurs gros investisseurs à ses côtés. De quoi valoriser Prisma à 10 millions de dollars… et susciter l’intérêt des géants de la Silicon Valley.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech