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L'activité du CHU de Rouen fortement perturbée par une attaque informatique

Le CHU de Rouen perturbé par une attaque informatique

Le CHU de Rouen perturbé par une attaque informatique - MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

Victime d'une attaque informatique, le CHU de Rouen a été confronté à d'importantes perturbations samedi. Les patients ne consultant pas pour une urgence vitale ont été invités à se rendre dans d'autres établissements de soins. Une enquête a depuis été ouverte.

Une attaque informatique a paralysé le fonctionnement du CHU de Rouen, nécessitant l'arrêt de l'ensemble du système informatique, sans mettre en péril la vie des patients, a-t-on appris samedi auprès du centre hospitalier.

"Il y a eu une attaque informatique hier (vendredi, ndlr) à 19h45. Dès que nous avons vu que nous étions attaqués, nous avons décidé d'arrêter à 20 heures notre système d'information pour éviter que l'attaque ne se propage", a déclaré Rémi Heym, directeur de la communication du CHU, ajoutant que l'établissement avait dû "repasser à la bonne vieille méthode du papier et du crayon".

Une enquête pour "piratage en bande organisée et tentative d'extorsion" a été lancée ce samedi par le Parquet de Paris, relate Le Monde ce 18 novembre. La section spécialisée dans la lutte contre la cybercriminalité sera chargée de mener cette enquête à bien. 

Longs délais de prise en charge 

"Cela a créé de grosses perturbations dans tous nos modes de traitement informatisés, notamment la prise en charge des patients, les prescriptions, les comptes rendus, la gestion des admissions. Cela a entraîné des délais très longs de prise en charge, même s'il n'y a pas eu de mise en péril de la santé des personnes hospitalisées", a ajouté Rémi Heym. 

Les patients ne consultant pas pour une urgence vitale ont été invités à se rendre dans d'autres établissements de soins. Les équipes se sont relayées pour analyser et redémarrer progressivement les différentes applications, par ordre de priorité, a poursuivi Rémi Heym, ajoutant que le système qui gère les flux aux urgences avait été redémarré "ce midi".

"Tout le monde est impacté, surtout qu'on est en plein week-end, quand les services fonctionnent en effectif minimum", a déclaré Evelyne Bourgeois, agent de service hospitalier et secrétaire CGT au CHU. "C'est un casse-tête pour tout le personnel. Sans système de traçabilité, les infirmières ont dû redoubler de vigilance pour la distribution des médicaments", a-t-elle ajouté, précisant que tout "n'était pas rentré dans l'ordre en fin d'après-midi". Une plainte devrait être déposée.

P.L avec AFP