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Haine sur internet: Youtube supprime les deux chaînes d'Alain Soral

Alain Soral en 2015

Alain Soral en 2015 - LOIC VENANCE

YouTube a supprimé lundi les deux chaînes d'Alain Soral, suivies par plusieurs milliers d'abonnés. La sanction est définitive, l'essayiste ne pourra plus créer de chaîne sur la plateforme.

YouTube serre la vis. Une semaine après avoir fermé la chaîne du polémiste Dieudonné, la plateforme a supprimé lundi celles de l'essayiste d'extrême droite, Alain Soral. Comme pour Dieudonné, les deux chaînes de d'Alain Soral ont été fermées pour "enfreintes répétées aux conditions d'utilisation" de la plateforme.

La première, "ERTV Officiel", qui portait l'acronyme de son site "Egalité et réconciliation", comptait 185.000 abonnés. La seconde, "ERTV International", cumulait 3200 abonnés.

A l'instar de Dieudonné, Alain Soral "ne pourra pas recréer de chaîne sur Youtube", a précisé Google France. En revanche, des vidéos le faisant apparaître pourront toujours être visibles si elles respectent les conditions d'utilisation de la plateforme.

Durcissement du règlement de YouTube

Depuis juin 2019, Youtube a durci son règlement vis-à-vis des discours de haine et ces fermetures interviennent en application de ce nouveau cadre, a précisé Google France. Aux Etats-Unis, la plateforme a également supprimé des chaînes de suprémacistes blancs la semaine dernière.

La chaîne "ERTV Officiel" d'Alain Soral avait déjà été fermée par Youtube en juin 2018, une semaine après sa condamnation à deux peines d'emprisonnement avec sursis pour provocation à la haine. La plateforme invoquait déjà le "non-respect du règlement de la communauté".

Mais le polémiste avait rapidement obtenu la réouverture de sa chaîne quelques jours plus tard: il avait à l'époque tiré parti des "zones grises" de l'ancien règlement pour amener Youtube à revenir sur sa décision, précise aujourd'hui Google France.

Habitué des tribunaux, Alain Soral, de son vrai nom Alain Bonnet, a été condamné plusieurs fois par la justice. La dernière condamnation date de la fin juin en appel: 5000 euros d'amende, avec possibilité d'emprisonnement en cas de non-paiement, pour contestation de l'existence de la Shoah.

P.D. avec AFP