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Chasse à courre: des députés veulent créer des "robots gibiers" pour épargner les animaux

Un chevreuil qui errait dans les rues de Toulouse a été pris en chasse par les policiers et s'est réfugié à la gendarmerie. (illustration)

Un chevreuil qui errait dans les rues de Toulouse a été pris en chasse par les policiers et s'est réfugié à la gendarmerie. (illustration) - -

Quatre élus ont déposé un amendement qui promeut de remplacer les animaux traqués lors de ce controversé type de chasse par des robots dédiés. La proposition a été jugée irrecevable.

Ils sont au moins quatre à y avoir cru. Quatre députés La République en marche (LREM) ont proposé, par un amendement examiné ce jeudi à l'Assemblée nationale, de créer un "fonds pour le développement des robots gibiers" lors d'une chasse à courre, rapporte Le Parisien.

Cette pratique, controversée mais encore autorisée en France, consiste pour les chasseurs à poursuivre le gibier - du cerf au sanglier en passant par le renard - avec une meute de chiens, jusqu'à épuisement. L'amendement était en l'occurrence examiné dans le cadre d'un débat sur une proposition de loi pour le bien-être animal.

Une proposition irrecevable

Les députés ne se sont pas étendus sur la nature des robots à utiliser, ni même sur la façon dont ils auraient pu être déployés. Il s'agissait, selon eux, de remplacer les animaux par ces mêmes robots, pour n'avoir ni à blesser, ni à tuer un animal. L'amendement a rapidement été jugé irrecevable en raison de la nouvelle charge publique - le fonds de dotation - qui serait ainsi créée.

Damien Adam, l'un de ses quatre auteurs, n'y voit en aucun cas une défaite. Le député LREM de Seine-Maritime indique auprès du Parisien assumer totalement sa proposition, la juger réalisable sur le plan technique et compter "interpeller le gouvernement d'une autre manière".

L'amendement n'en a pas moins suscité des réactions amusées de la part des responsables politiques. "Je frémis à l'idée qu'un lapin électrique ou un cyber-sanglier se perde dans les bois sous la pluie", a ainsi écrit sur Twitter Julien Aubert (Les Républicains), en publiant une capture d'écran de l'amendement en question.

Même son de cloche chez Jean-Louis Thiériot, député de Seine-et-Marne. "Des robots gibiers proposés par des députés moutons... Décidément le monde ne tourne pas rond !", s'est-il contenté de lancer sur Twitter.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech