BFM Business

“Arnaques”, fausses promos: l'application Wish dans le viseur du gouvernement

Wish prépare son introduction en Bourse

Wish prépare son introduction en Bourse - AFP

Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé du numérique, évoque “des arnaques” récurrentes sur le site de vente en ligne, visé par la répression des fraudes.

Avec ses 100 millions d’utilisateurs revendiqués, Wish prépare son entrée en bourse. Pourtant, l’entreprise spécialisée dans la vente en ligne de produits à bas prix pourrait se retrouver dans la tourmente. Comme le révèlent nos confrères de RMC, la plateforme risque de bientôt faire face à la justice, suite à une enquête de plusieurs mois de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).

S’il ne surprendra que peu les spécialistes du secteur, le constat dressé par l’administration est pour le moins édifiant: Wish est notamment accusé de vendre de nombreuses contrefaçons, mais également d’afficher de fausses promotions. Selon la DGCCRF, elle met également en avant des produits dans ses publicités qui ne sont en réalité pas disponibles.

Fin 2019, BFMTV avait commandé plusieurs produits sur la plateforme dans le cadre d’une enquête, qui s’étaient révélés être des contrefaçons, des produits dangereux pour les enfants, ou encore des produits non fonctionnels.

“Surtout des arnaques”

Le constat de l’administration est notamment partagé par Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du numérique, qui attaque sèchement l’entreprise sur Twitter.

“Wish s’était déjà distinguée pendant le 1er confinement en vendant des masques ne respectant pas les normes. Les Français-e-s qui utilisent l'application pour y trouver du low-cost doivent savoir qu'ils y trouveront surtout des arnaques", affirme-t-il sur Twitter.

Pour Wish, l’avenir s’assombrit: dans son communiqué de presse la DGCCRF annonce avoir transmis les conclusions de son enquête au Procureur de la République, qui pourrait prochainement ouvrir une enquête, avec à la clef de lourdes sanctions potentielles.

“Ces pratiques, si elles étaient confirmées par le juge, seraient particulièrement graves car susceptibles d’altérer le comportement des consommateurs et d’induire une concurrence déloyale vis-à-vis des autres commerçants” explique la DGCCRF.

Une affaire judiciaire pourrait également peser dans le cadre de l’introduction en bourse envisagée par Wish. Auprès de BFMTV, un proche du dossier au sein du ministère de l'Économie et des Finances s’étonne que des investisseurs potentiels puissent accorder leur confiance à une entreprise désormais dans le viseur des pouvoirs publics.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech