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Un cadre protégé

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La clientèle des seniors soutient le marché, qui marque le pas.

La demande concerne les appartements du centre-ville et les maisons néobasques haut de gamme.

Biarritz reste une valeur sûre. En dépit du trou d'air, particulièrement sensible au premier trimestre ici comme ailleurs en France, la station balnéaire basque semble bien armée pour résister à la stagnation du marché. Biarritz attire en effet de plus en plus de monde. Surtout des jeunes retraités aisés préférant abandonner leurs grands centres urbains d'origine au profit de la zone littorale, où ils peuvent profiter de leur nouvelle vie dans un cadre accueillant, protégé et coquet, mais jamais ostentatoire. Ainsi, « les Biarrots ne représentent plus aujourd'hui que 10 % des transactions, contre 40 % il y a encore quatre ou cinq ans », estime Frédéric Laveyne, de Century 21. « Et, avec le papy-boom qui se profile, cette tendance ne risque pas de s'inverser », précise Pierre Récalde, de l'agence Côte basque Immobilier. Priorité à la qualité de la vue La pression démographique, associée à l'absence quasi totale de programmes neufs, a pour effet mécanique de déséquilibrer le marché en faveur de la demande et, partant, d'exercer une forte pression sur les prix. Difficile à Biarritz de trouver son bonheur à moins de 2 500 euros le mètre carré. Sachant que les prix peuvent grimper facilement à 3 000 ou à 3 500 euros le mètre carré, voire davantage pour des produits particulièrement bien placés. « La vue est sans doute le premier élément constitutif des prix, bien devant la qualité de la prestation », lance Pierre Récalde. Le marché biarrot souffre, il est vrai, des effets pervers de cette demande « plaisir » qui le caractérise. Celle-ci se concentre en effet essentiellement sur le centre-ville, c'est-à-dire dans les quartiers où il est facile d'accéder à pied à la plage comme aux commerces. Si les quartiers de la Négresse et du Cimetière sont les moins cotés, Saint-Charles, les Halles et le Jardin public sont en revanche les plus prisés, suivis de la Côte des Basques. Mais le centre de Biarritz présente un défaut majeur pour cette clientèle de seniors. Bien qu'il recense quelques copropriétés des années 1970, on y trouve essentiellement de petits immeubles des années 1930 sans ascenseur ni parking. Existe également à Biarritz un autre marché dynamique, mais plus haut de gamme, qui se développe en parallèle. Il concerne celui des maisons, souvent de style néobasque, d'une valeur supérieure à 800 000 ou à 900 000 euros. Elles se situent souvent dans des quartiers plus éloignés de la plage, comme le parc d'Hiver ou la Milady.

Frank Audonnet

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