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Les prix de l'immobilier repartent à la hausse et les acheteurs perdent la main

Les prix immobiliers progressent.

Les prix immobiliers progressent. - Nicolas Tucat - AFP

Après quelques mois sans élan, MeilleursAgents constate que les prix de l'immobilier ont retrouvé leur dynamisme en France. Les vendeurs sont de nouveau en position de force, avec des délais de vente qui baissent rapidement.

Les prix immobiliers sortent du rouge. "Après une année marquée par un manque de tendance franche du marché de l’immobilier, le dynamisme est de nouveau au rendez-vous", constate MeilleursAgents dans son dernier baromètre. Dans 10 des onze plus grandes villes de France, les prix ont progressé. Ils ont augmenté de 0,4% en moyenne en juin par rapport à mai.

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Pour certaines villes, la hausse est très nette. Ainsi, Nantes (+1% sur un mois), Strasbourg (+0,9%), Lille (+0,7%) ou encore Marseille (+0,7%) retrouvent leur dynamique de prix d’avant la crise sanitaire. Au cours des trois derniers mois, ces communes ont vu leurs tarifs bondir de 1,6% en moyenne (1,6% dans la capitale phocéenne, par exemple, et jusqu’à 1,9% dans la préfecture du Bas-Rhin).

Les hausses sont ensuite moins importantes avec Toulouse (+0,4% sur un mois), Rennes (+0,4%), Bordeaux (+0,3) et même Paris (+0,3%). "Si la ville Lumière a encore de la marge pour oublier les quelques 500 €/m² perdus en l’espace d’un an (-1,7% depuis juin dernier), Toulouse et Bordeaux ont pour leur part réussi à gommer leurs variations de prix des derniers mois (respectivement, 0% et -0,1% en un an). Quant à Rennes, elle n’en a fait qu’une bouchée (+5% en un an)", constate MeilleursAgents. La seule exception est donc Montpellier. Les prix reculent de 0,3% en un mois et 1% en un an.

Les acheteurs en nombre

Selon MeilleursAgents, ce dynamisme devrait continuer. Le marché est en passe de se retendre au profit des vendeurs. En effet, les candidats à la propriété reviennent en force, poussés par le recul progressif des incertitudes quant à l’évolution sanitaire et économique du pays (accélération de la campagne de vaccination, efficacité des mesures de soutien, bonne tenue du marché de l’emploi,…). Il y a également un effet saisonnier plus traditionnel, avec des ventes qui se multiplient au printemps.

Toulouse, par exemple, a ainsi vu son nombre d’acheteurs potentiels doublé depuis janvier (7% d’acquéreurs de plus que de vendeurs en début d’année contre 14% actuellement). Même constat à Bordeaux où la proportion d’acquéreurs en plus est passée de 5% à 10% en seulement cinq mois. Mieux encore, Nice mis à part, on compte aujourd’hui dans toutes les grandes villes de France (Paris inclus) au moins 10% d’acheteurs de plus que de vendeurs (11% à Lyon, 12% à Nantes, 13% à Montpellier et Rennes, 14% à Lille et jusqu’à 22% à Strasbourg).

La baisse des délais de vente, de son côté, s'accélère. Il faut compter en moyenne 10 jours de moins qu’en début d’année pour concrétiser une transaction. Ils ont raccourci depuis janvier de 7 jours à Rennes, 10 à Nice, 11 à Bordeaux et 12 à Toulouse, et ont littéralement fondu à Marseille, Nantes et Lille (-15 jours). Près de la moitié des grandes métropoles françaises ont vu leur délai de vente tomber autour des 42 jours. "Un niveau jamais atteint même en 2019 ; époque où le stock de candidats à la propriété était au plus haut. A titre de comparaison, il fallait en moyenne 65 jours en juin 2019 pour vendre un bien à Lille contre seulement 43 aujourd’hui", précise MeilleursAgents.

Diane Lacaze