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Le marché immobilier de Grenoble tourne au ralenti

Le Pont Marius Gontard, à Grenoble

Le Pont Marius Gontard, à Grenoble - Wikimedia

Peu actif depuis la fin de l’année dernière, le secteur devrait rester atone dans les prochaines semaines.

Début d’automne en demi-teinte dans la capitale des Alpes. Le marché immobilier local, qui semblait pourtant donner quelques signes de redémarrage au printemps, se révèle à nouveau plutôt terne. « Les acquéreurs sont devenus très prudents et les vendeurs, qui n’ont pas tous intégré le fait que le marché n’était plus aussi porteur qu’il a pu l’être il y a quelques années, ont souvent tendance à surestimer la valeur de leur bien, confie Michel Gamby, responsable de l’agence Laforêt. Logiquement, les transactions se font plus rares et les délais de transaction s’allongent ».

2 400€/m² en moyenne

Coté prix, le mètre carré se négocie en moyenne autour des 2 400 euros, globalement stable par rapport à l’année dernière. Avec les habituelles disparités selon la qualité des biens et leur localisation, le prix pouvant dépasser les 3 000 euros/m² dans les quartiers très prisés du centre-ville, notamment les nouveaux secteurs de la Caserne de Bonne et d’Europole, le quartier d’affaires, mais dépassant rarement les 1 900 euros dans les quartiers Villeneuve et Village Olympique, au sud de la ville.

Dans une note datée du printemps dernier, le Crédit Foncier, qui décrivait un marché « toujours fragile », constatait que « les budgets des primo-accédants […] dépass[aient] rarement les 200 000 euros ». Un plafond toujours d’actualité, selon Michel Gamby, qui note pour sa part aujourd’hui que « les acheteurs sont très regardants sur la qualité ou l’ampleur des travaux qu’il leur faudra éventuellement réaliser ». Et ajoute que « les vendeurs qui ne prennent pas cela en compte risquent d’attendre de nombreux mois avant de vendre leur bien ».

François Alexandre