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Logement étudiant : Apparu minimise l'impact de la non réforme

Benoist Apparu

Benoist Apparu - dr

L’abandon du projet sur les APL ne remet pas en question la politique d’économies budgétaires du gouvernement, assure Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement.

Interrogé par La Tribune, le ministre estime qu’« il faut relativiser l’impact budgétaire de cette décision ». Hier, à l’issue d’une rencontre avec Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, Nicolas Sarkozy a décidé que les règles d'attribution des aides personnalisées au logement (APL) pour les jeunes rattachés au foyer fiscal de leurs parents ne seraient pas modifiées. La suppression de la possibilité donnée aux étudiants et à leurs parents de cumuler les APL et la demi-part fiscale pour enfant à charge avait été annoncée par le ministre du Budget, François Baroin, au début du mois de juillet, dans le cadre du débat sur l’orientation budgétaire pour 2011. La mesure aurait dû permettre à l’Etat d’économiser 200 millions d’euros.

Pas un coup de frein

Si l’Elysée a finalement décidé de renoncer à son projet de réforme, c’est pour « ne pas pénaliser les classes moyennes qui auraient pu être touchées par cette mesure », explique Benoist Apparu à La Tribune. Interrogé sur une éventuelle remise en cause de la politique d’économies annoncée, le secrétaire d’Etat assure que la décision prise hier « n’est pas un coup de frein. La logique de la réduction des déficits budgétaires reste totalement prioritaire », ajoute-t-il. Le gouvernement s’est fixé comme objectif de réduire le montant des niches fiscales de 10 milliards d’euros, et ce dès cet automne.

Emmanuel Salbayre