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SNCF: Jean-Baptiste Djebbari assure que le coût de la grève ne sera pas répercuté sur les usagers

Le secrétaire d'État aux Transports a indiqué qu'il allait discuter avec la SNCF pour "retravailler" la trajectoire financière de l'entreprise dont le manque à gagner dû à la grève a été estimé à près d'un milliard d'euros par son PDG, Jean-Pierre Farandou.

Après un mois et demi de grève, le manque à gagner a atteint 850 millions d’euros à la SNCF et devrait à terme approcher le milliard, selon le PDG de l’entreprise ferroviaire, Jean-Pierre Farandou, qui a annoncé un plan d'économies à venir. Ce coût sera-t-il répercuté sur les usagers? "Non", a assuré ce vendredi Jean-Baptiste Djebbari, en déplacement à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) pour visiter un technicentre. 

"Ce milliard de pertes vient impacter une trajectoire financière de la SNCF que nous avons assainie à l’occasion de la réforme ferroviaire en 2018 qui visait à reprendre 35 milliards de dettes pour redonner à la SNCF une soutenabilité et une stabilité financière. Nous allons voir avec la SNCF comment retravailler cette trajectoire", a tenté de rassurer le secrétaire d’État aux Transports.

"L'heure est à la reprise du travail"

"Un milliard d’euros de pertes en un mois et demi, c’est considérable", a-t-il poursuivi, ajoutant qu’"il n’y a pas d’argent magique en République". Il a par ailleurs jugé "dommageable de voir cette grève perdurer", tout en expliquant que les "premiers à en porter les conséquences, ce sont évidemment les cheminots de la SNCF".

Mais "cette grève est coûteuse pour beaucoup de personnes. Elle est coûteuse pour les grévistes qui sont en grève depuis maintenant 40 jours. Elle est évidemment coûteuse pour les usagers qui n’ont pas eu de transports à la hauteur de ce que doit être le service public depuis un mois et demi. Et elle est évidemment très coûteuse pour l’entreprise", a reconnu le secrétaire d’État, estimant que l’heure "était à la reprise du travail".

Paul Louis