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Pour la CGT, l'eau et les déchets devraient dépendre d'entreprises publiques

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déploré que, dans de nombreux secteurs économiques, "dès qu'il y a un problème, on licencie d'abord, et on réfléchit après"

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déploré que, dans de nombreux secteurs économiques, "dès qu'il y a un problème, on licencie d'abord, et on réfléchit après" - Zakaria ABDELKAFI

Interrogé sur l'éventuelle fusion entre Veolia et Suez, Philippe Martinez, le secrétaire général de la centrale syndicales estime qu'il s'agit "d'une histoire d'argent"

L'opposition de la CGT à un mariage entre Veolia et Suez n'est pas une suprise. Sur France 3, le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez, a estimé dimanche qu'une éventuelle fusion entre les deux groupes relevait "d'abord (d')une histoire d'argent".

"Notre expérience montre que, quand il y a ce genre de fusion, l'emploi trinque. Et mes camarades de Suez évoquent 4.500 suppressions d'emplois", a-t-il déclaré. "Un plus un, ça ne fait jamais deux en termes d'emplois", a-t-il rappelé.

Le gouvernement doit dire "stop"

Interrogé pour savoir si "le gouvernement devrait dire 'stop'", il a répondu: "Oui bien sûr. Parce que c'est d'abord une histoire d'argent. Le social, les citoyens, ça n'a rien à faire dans cette fusion".

Pour lui, la gestion de l'eau et des déchets relevant de marchés publics, "il y a besoin de mettre des contraintes, des contraintes administratives". M. Martinez a expliqué que la CGT proposait "des clauses sociales et des clauses environnementales sur ces questions-là et donc que ce soit d'intérêt public".

"Je pense qu'il faut réfléchir à des entreprises publiques nationalisées", a-t-il ajouté.

OC avec AFP