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Philippe Brassac, président de la Fédération bancaire française: "700.000 prêts PGE sont distribués"

Pour le président de la fédération bancaire française, 700.000 prêts garantis par l'État (PGE) ont été distribués. Selon lui, "beaucoup d'entrepreneurs ont pris les PGE par prudence pour affronter plus sereinement les mois à venir".

"Il ne faut pas baisser les bras. Cette crise est grave mais pas complexe. Tous les impacts économiques proviennent des mesures de protection des populations. Lorsque celles-ci seront levées, il y aura une sorte de mécanicité du retour à la normale" a expliqué Philippe Brassac, président de la Fédération bancaire française, invité de BFM Business, à propos des sombres prévisions économiques sur la fin 2020.

"Ce qui compte actuellement, c'est de permettre aux professionnels et aux entreprises c'est d'enjamber, de traverser la crise. Les moyens financiers engagés par la puissance publique sont sans précédent. Il faut gagner cette bataille et ne surtout pas baisser les bras" a-t-il ajouté.

Selon le représentant des banques françaises, "90% de l'économie fonctionne à peu près normalement mais il y a 5% des secteurs très durement touchés et qui devront être soutenus beaucoup plus longtemps et fortement que ce que nous avions imaginé au départ".

"Nombre d'entrepreneurs ont pris les PGE par prudence"

"Quasiment 700.000 prêts garantis ont distribués pour environ 600.000 emprunteurs professionnels et entrperises. Le montant décaissé est d'environ 120 milliards d'euros" a précisé Philippe Brassac.

Le président de la Fédération bancaire a commenté le chiffre diffusé sur BFM Business selon lequel 68% des entreprises n'y auraient pas touché: "il y a beaucoup d'autres aides qui sont mises en place. Beaucoup d'entrepreneurs ont pris les PGE par prudence. Cela leur permet d'affronter plus sereinement les mois à venir. C'est un matelas de sécurité et de confiance"

"Le PGE est une formule très souple"

Concernant les modalités de remboursement, "le PGE est très souple. C'est une formule où le crédit n'est pas remboursable avant un an. Sur la seule décision du chef d'entreprise, celui-ci peut rajouter jusqu'à 5 années de remboursement. Cela donne sur 6 année une souplesse qui est forte" a exppliqué Philippe Brassac.

Dans le cas où des entreprises demanderaient une deuxième année de moratoire sur leur remboursement, il estime que "compte tenu de la nouvelle situation sanitaire, les banques feront en sorte de proposer de façon personnalisée, au bout de la première année, d'intégrer une deuxième année de non-remboursement".

Frédéric Bergé
https://twitter.com/BergeFrederic Frédéric Bergé Journaliste BFM Éco