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Retraite

Réforme des retraites: les partenaires sociaux reçus ce lundi au ministère du Travail

Les partenaires sociaux ont rendez-vous ce lundi matin au ministère du Travail pour parler retraites. Une réunion qui intervient alors que le gouvernement n'exclut pas de faire passer une réforme en passant par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

L'exécutif relance le chantier des retraites. Les partenaires sociaux ont rendez-vous ce lundi matin au ministère du Travail pour poser un diagnostic sur ce sujet brûlant, quelques jours après la publication du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR).

En ce qui qui concerne la méthode, Emmanuel Macron est prêt à tout pour lancer une réforme rapidement, y compris à prendre des mesures par amendement, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Objectif: faire en sorte que les Français travaillent plus longtemps.

Dans son projet présidentiel, le candidat sortant plaidait pour un allongement de l'âge légal de départ de 62 à 65 ans. Mais le gouvernement semble désormais prêt à faire des compromis. L'idée d'accélérer la réforme Touraine en portant la durée de cotisation à 43 ans plus vite que prévu revient au coeur des discussions.

Pour éviter que certains puissent malgré tout partir à la retraite plus tôt, moyennant une décote, l'exécutif pourrait en plus reculer l'âge légal de départ, non plus à 65 ou 64 ans comme cela avait déjà été évoqué, mais à 63 ans. Un niveau proche de l'âge effectif de départ à la retraite qui s'élève aujourd'hui à 62 ans et 9 mois pour les salariés du privé.

Les syndicats vent debout

Pas de quoi convaincre les syndicats qui se sont tous opposés à ces mesures et promettent des mobilisations en cas de passage en force du gouvernement.

"(S')il y a un amendement dans le PLFSS sur les retraites, la CFDT, de facto, elle sort du CNR (Conseil national de la refondation, ndlr) et des discussions sur tous les sujets", a mis en garde dimanche Laurent Berger sur France Inter.

"Oui nous sortirons parce qu'il y aura déloyauté", a insisté le patron du premier syndicat français, dénonçant par avance une "mesure brutale" qui montrerait une "forme de mépris des organisations syndicales".
Caroline Morisseau avec Paul Louis