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UPDATE: STMicro et Ericsson vont restructurer et se partager ST-Ericsson

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(Dow Jones)--Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics (STM.FR) et l'équipementier télécoms Ericsson (ERIC) ont annoncé lundi qu'ils allaient se partager les principaux actifs de ST-Ericsson et restructurer le reste des activités de le

(Dow Jones)--Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics (STM.FR) et l'équipementier télécoms Ericsson (ERIC) ont annoncé lundi qu'ils allaient se partager les principaux actifs de ST-Ericsson et restructurer le reste des activités de leur filiale en difficulté, qui leur a fait perdre plus de 2 milliards de dollars pendant ses quatre années d'existence, sur fond de contraction du marché des téléphones à bas prix.

Les deux partenaires ont tenté pendant plusieurs mois de trouver un acquéreur pour ST-Ericsson.

Dans le cadre de l'accord annoncé lundi, Ericsson prévoit de reprendre environ 1.800 employés de la coentreprise en Suède et STMicro environ 950, essentiellement en France et en Italie.

Le reste des activités de ST-Ericsson seront fermées, ce qui devrait se traduire par 1.600 suppressions d'emplois en Suède, en Allemagne et hors d'Europe. Le démantèlement de ST-Ericsson devrait être finalisé au troisième trimestre de 2013, ont précisé les deux groupes.

ST-Ericsson éprouve des difficultés depuis sa création. Son chiffre d'affaires a diminué de moitié depuis 2009 en raison de la contraction de sa principale activité, la fabrication de puces électroniques pour les téléphones basiques - destinées en particulier à Nokia (NOK1V.HE).

Des risques pour Ericsson

Ericsson pourrait prendre un gros risque avec cette opération, alors que le groupe doit récupérer l'activité de modems de ST-Ericsson pour les nouveaux smartphones à haut débit. Le spécialiste américain des semi-conducteurs Qualcomm (QCOM) est l'un des rares groupes en dehors de ST-Ericsson à fournir les modems nécessaires aux appareils mobiles pour se connecter aux réseaux sans fil.

STMicroelectronics, le premier fabricant européen de semi-conducteurs, se retire de l'activité de modems et affectera les employés qu'il reprend à d'autres activités, telles que la fabrication de processeurs d'application et de puces pour l'automobile. Le groupe va également reprendre d'autres actifs de ST-Ericsson, notamment un site d'assemblage et d'essai dans les Philippines.

Une coentreprise coûteuse

ST-Ericsson a accusé une perte nette de 749 millions de dollars en 2012. Ericsson et STMicro ont en outre effacé 1,53 milliard de dollars de dette de ST-Ericsson au quatrième trimestre.

Ericsson estime avoir essuyé pour 17,3 milliards de couronnes suédoises (2,71 milliards de dollars) de pertes opérationnelles liées à ST-Ericsson depuis la création de la coentreprise il y a quatre ans. Ce chiffre comprend l'investissement de 8,6 millions de couronnes réalisé au moment de la formation de la coentreprise en 2009, ainsi qu'une provision de 3,3 milliards de couronnes effectuée au quatrième trimestre de l'année dernière.

STMicro a annoncé lundi prévoir dans le cadre de cette opération d'assumer pour 350 à 450 millions d'euros de coûts d'exploitation et de restructuration des activités courantes de ST-Ericsson.

La semaine dernière, alors que ses maisons mères préparaient leur décision, ST-Ericsson a annoncé la démission de Didier Lamouche, son "président et CEO" depuis décembre 2011.

Vers 15h20, le titre STMicro gagnait 4,2% à 6,13 euros, tandis que le titre Ericsson cédait 2,3% à 83,40 couronnes suédoises.

-Sam Schechner, The Wall Street Journal, et Sven Grundberg, Dow Jones Newswires

(Version française Maylis Jouaret)

(END) Dow Jones Newswires

March 18, 2013 10:25 ET (14:25 GMT)

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