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UPDATE: EADS: possible accord dès la semaine prochaine entre Paris et Berlin - sources

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(Actualisation: commentaires des porte-parole du gouvernement allemand et de Daimler, d'analystes et des sources interrogées, précisions sur le scénario envisagé pour le réajustement des participations) BERLIN (Dow Jones)--L'Allemagne et la Fran

(Actualisation: commentaires des porte-parole du gouvernement allemand et de Daimler, d'analystes et des sources interrogées, précisions sur le scénario envisagé pour le réajustement des participations)

BERLIN (Dow Jones)--L'Allemagne et la France sont sur le point de trouver un compromis au sujet de la structure actionnariale d'EADS (EAD.FR) et un accord pourrait être conclu avant la fin de la semaine prochaine, ont indiqué à Dow Jones Newswires deux personnes proches des négociations.

Pour l'instant, différentes options sont examinées pour que les deux gouvernements obtiennent une participation plus petite, mais égale, dans le groupe européen d'aéronautique et de défense. Selon l'option actuellement privilégiée, Paris et Berlin détiendraient chacun une participation de 12% dans EADS, contre 5% pour Madrid. Les trois gouvernements détiennent actuellement une participation légèrement majoritaire dans le groupe.

Un accord pourrait "être conclu assez rapidement", et devrait être prêt d'ici à la semaine prochaine, selon l'une des sources interrogées.

"Dans tous les cas, le compromis impliquera une parité" entre l'Allemagne et la France, a ajouté cette personne.

Les représentants français n'étaient pas disponibles dans l'immédiat pour apporter un commentaire.

La semaine dernière, le président de la République, François Hollande, avait indiqué que la refonte du pacte d'actionnaires et de la structure capitalistique du groupe serait réalisée "dans les semaines qui viennent".

Un porte-parole du gouvernement allemand n'était pas disponible dans l'immédiat pour apporter un commentaire.

Selon l'un des scénarios envisagés, Berlin achèterait une participation de 3% dans EADS auprès du gouvernement français par le biais de la banque publique KfW, puis acquerrait une participation de 7,5% auprès d'un consortium bancaire, dont fait partie KfW. Dans ce cas, l'Allemagne n'aurait plus qu'à racheter directement à Daimler (DAI.XE) une participation de 1,5% pour obtenir une participation totale de 12% dans EADS.

Le constructeur automobile allemand, qui détient environ 15% d'EADS, a indiqué qu'il souhaitait ramener cette participation à 7,5% d'ici à la fin de l'année.

Contactée, une porte-parole de Daimler a refusé de s'exprimer sur des spéculations de marché.

La crise de la zone euro et le fait que le gouvernement français pourrait avoir besoin du produit d'une telle cession pourraient suffire à mettre le mécanisme en marche, ont indiqué les personnes interrogées.

Un accord sur un réquilibrage des participations publiques dans EADS pourrait autoriser une reprise des discussions sur une fusion entre EADS et BAE Systems (BA.LN) dans un an ou deux, estiment pour leur part les experts du secteur.

"Si EADS et BAE Systems pensent toujours qu'une fusion serait pertinente, il n'y aucune raison qu'ils ne relancent pas les négociations", souligne David Reeths, du cabinet de conseil IHS Jane's.

Des personnes proches de BAE ont en revanche déjà prévenu que les négociations ne pourraient reprendre que si les conditions d'un éventuel rapprochement étaient sensiblement différentes.

-Andreas Kissler, Dow Jones Newswires

(Dan Michaels et Kirsten Bienk ont contribué à cet article)

(Version française Emilie Palvadeau)

(END) Dow Jones Newswires

November 26, 2012 10:38 ET (15:38 GMT)

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