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UPDATE: Banques grecques: la recapitalisation prévoit actions ordinaires et obligations convertibles

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(Actualisation: contexte et précisions sur les émissions d'actions et obligations prévues par le plan de recapitalisation). ATHENES (Dow Jones)--Les banques grecques vont utiliser un mélange d'actions ordinaires et d'obligations convertibles pour

(Actualisation: contexte et précisions sur les émissions d'actions et obligations prévues par le plan de recapitalisation).

ATHENES (Dow Jones)--Les banques grecques vont utiliser un mélange d'actions ordinaires et d'obligations convertibles pour se conformer aux exigences internationales de fonds propres, selon le plan de recapitalisation des banques du pays, publié ce lundi.

D'après ce plan, les banques grecques doivent avoir recours aux actions ordinaires pour parvenir à un ratio core Tier 1 de 6%, mais doivent utiliser des obligations convertibles pour répondre à leurs besoins de fonds propres au-delà de ce taux, dans l'optique d'atteindre un ratio minimum de 9%.

Les actions, qui seront émises dans le cadre d'augmentations de capital qui devraient avoir lieu en début d'année prochaine, seront proposés avec une décote de 50% par rapport à leur valeur moyenne sur 50 jours. Les obligations seront assorties d'un coupon annuel de 7%, qui augmentera de 50 points de base par an et qui seront converties en actions au bout de cinq ans.

Ce plan très attendu de recapitalisation des banques grecques, qui était en préparation depuis le début du printemps, vise à remettre sur pied les banques du pays, qui ont accusé des pertes de dizaines de milliards d'euros dans le cadre de la restructuration de la dette du pays en début d'année, qui s'est élevée à 200 milliards d'euros.

La restructuration d'une partie de la dette de la Grèce a infligé de très lourdes pertes aux quatre principales banques du pays - National Bank of Greece (NBG), Eurobank Ergasias (EUROB.AT), Alpha Bank (ALPHA.AT) et Piraeus Bank (TPEIR.AT) - les obligeant à demander l'aide du gouvernement.

Selon les termes du plan, le Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) souscrira aux émissions prévues et prendra de fait le contrôle des quatre établissements qui, ensemble, représentent les trois quarts des actifs du système bancaire.

Mais pour limiter l'ingérence du gouvernement dans les banques, le Fonds renoncera à la plupart de ses droits de vote, à condition que les investisseurs privés s'engagent sur au moins 10% des émissions de titres. Selon le plan, les investisseurs privés se verront également attribuer des garanties qui leur permettront de racheter les titres détenus par le gouvernement sur une période de cinq ans.

La réaction du marché a été négative. Lundi, vers 15h30, les titres des banques grecques abandonnaient environ 13%, et entraînaient la Bourse d'Athènes en baisse de 3,5%.

-Alkman Granitsas et Stelios Bouras, Dow Jones Newswires

(Version française Emilie Palvadeau)

(END) Dow Jones Newswires

November 12, 2012 10:12 ET (15:12 GMT)

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