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Technip: les profits devraient se reprendre en 2015.

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(CercleFinance.com) - En baisse de 18% sur un an, l'indice sectoriel des valeurs pétro-gazières Stoxx Europe 600 Oil & Gas recule encore de 3% depuis le début de l'année, soit une sous-performance par rapport à l'indice généraliste Stoxx 6

(CercleFinance.com) - En baisse de 18% sur un an, l'indice sectoriel des valeurs pétro-gazières Stoxx Europe 600 Oil & Gas recule encore de 3% depuis le début de l'année, soit une sous-performance par rapport à l'indice généraliste Stoxx 600 de respectivement 20% et 0,8%. Spécialiste des plateformes de forage, le norvégien Seadrill est très peu valorisé, mais aucune reprise bénéficiaire s'est attendue. A la différence du français Technip.

L'effondrement du brut, qui en un an a perdu plus de la moitié de sa valeur, va plomber les flux de trésorerie des compagnies pétrolières, et surtout les investissements d'exploration-production auprès de leurs prestataires, les parapétrolières.

Sans surprise, le consensus bénéficiaire est peu engageant : sur les 28 valeurs du Stoxx Europe 600 Oil & Gas, la moitié devrait enregistrer une baisse des bénéfices en 2014 comme en 2015. La reprise n'est pas attendue avant 2016, où seuls trois reculs sont pour l'instant anticipés.

Dans ce contexte déprimé, quelles valeurs pourraient sortir du lot en 2015 ? La junior suédoise Lundin Petroleum devrait voir ses profits symboliques de 2014 multipliés par 20 en 2015, avant de tripler encore en 2016. Mais le PER 2015 de Lundin, voisin de 40 (un record pour l'indice), semble déjà refléter en partie cette perspective.

Parmi les majors, Statoil, BG Group et Shell devraient voir leurs profits chuter de l'ordre de 20% cette année, Total de 13% et Eni de 9%. Dans tous les cas, des rebonds à deux chiffres sont attendus en 2016.

Du côté des parapétrolières, les profits de Saipem sont attendus en hausse de 58% cette année, à un euro par action, soit un PER un peu plus faible que la médiane de 8,5. Attention cependant : Eni n'a pas renoncé à céder sa participation de l'ordre de 40% au sein de Saipem, et les réductions d'investissements pétroliers ne sont pas terminés.

C'est d'ailleurs ce qui explique qu'aucun rebond des profits ne soit attendu pour la norvégienne Seadrill, lanterne rouge du Stoxx Europe 600 Oil & Gas, qui a perdu les deux tiers de sa valeur en un an. Avec un PER 2014 à peine supérieur à 4, c'est aussi le titre le moins valorisé de l'indice.

Chez le français Technip cependant, après une légère baisse en 2014 (- 5% environ), un rebond des bénéfices de 31% est attendu en 2015, d'où PER toujours modéré de 8,3.

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