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Tech40: top départ pour l'indice des technos européennes!

L'indice Tech 40 se veut comme une sorte de Nasdaq à la française, indice à la fois diversifié en termes de secteurs d'activité et de profils financiers.

L'indice Tech 40 se veut comme une sorte de Nasdaq à la française, indice à la fois diversifié en termes de secteurs d'activité et de profils financiers. - Eric Piermont - AFP

Ce lundi, Euronext lance son indice vedette des valeurs technologiques européennes. Baromètre d’investissement diversifié, souple et flexible, le Tech 40 devrait offrir une meilleure visibilité de la high-tech continentale au sens large.

Un Nasdaq à l’européenne. C’était l’ambition d’Euronext, créer un indice de référence qui regroupe certes la high-tech, mais l’ensemble des secteur économiques de pointe en matière d’innovation et de potentiel de croissance pour le futur.

Les sociétés sont choisies par un panel d’experts européens indépendants, en fonction de critères économiques, boursiers et financiers, mais dans un souci de visibilité et d’accès aux liquidités des marchés boursiers.

Un éventail volontairement large

Quarante entreprises au total, avec une majeure partie de petites et moyennes structures, présentes dans l’électronique ou l’informatique, mais aussi dans les Medtechs, les solutions médicales d’avenir, les Biotechs (22% de l’indice), l’énergie, internet ou le divertissement.

Ainsi on y croise aussi bien GFI Informatique et Soitec, qu’AuFéminin.com, 1000Mercis, BlueSolutions, la filiale batteries de Bolloré, Innate Pharma, Global Bionénergies, EuropaCorp, la société de Luc Besson, ou encore l’éditeur de jeux Gameloft. Un éventail de secteur et des profils d’entreprises donc très diversifiés, mais avec une ligne maîtresse, l’innovation.

Un indice souple, flexible et "tournant"

Les profils financiers sont extrêmement diversifiés aussi, et des capitalisations allant de quelques millions d’euros à plusieurs milliards. Innovation aussi dans l’outil de marché en lui-même, qui va consister en une sorte de label décerné aux entreprises déjà cotées qui vont y être représentées, label qui pourra aussi "tourner" pour brasser régulièrement les sociétés qui y sont éligibles, de manière flexible et toujours dans un souci de visibilité et d’accès à un maximum d’entreprises à ces solutions de financement de marché, sans pour autant avoir l’effet perturbant des entrées et sorties d’indices-phares, comme le Cac 40, certaines sociétés pâtissant d’une moindre visibilité et d’un moindre intérêt quand elles en sortent.

Les sociétés françaises s’y taillent la part du lion. Elles sont 28 sur 40. Mais les 12 entreprises européennes qui y sont représentées couvrent une gamme d’activité tout aussi ouverte, avec là aussi des petites PME et des capitalisations plus significatives.

Souci de visibilité

Cet outil va permettre d’accroître très sensiblement la visibilité de ces entreprises, et leur fournir de la liquidité et un financement de marché de premier ordre, car en provenance de toutes les places administrées par Euronext, Paris, Amsterdam, Bruxelles ou encore Lisbonne.

Toutes ces entreprises vont avoir accès à l’ensemble des marchés Euronext et vont bénéficier également des meilleures conditions pour faire des road-shows ou des évènements thématiques de la Bourse Paneuropéenne, afin de lever le plus de fonds possible. Chaque entreprise sera suivie pendant un an par le biais d’un accompagnement spécifique.

Un outil financier et marketing essentiel pour pérenniser le parcours de toutes ces entreprises, afin de leur assurer la meilleure exposition possible, une machine à croissance de nature à transformer les pépites du futur en ténors boursiers, chacune dans leur catégorie.

Antoine Larigaudrie