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Taux: peu de réaction à la déferlante des mauvais chiffres.

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(CercleFinance.com) - La déferlante de mauvais chiffres publiés en Europe ce matin provoque bien moins de réactions sur les marchés obligataires que sur les actions où plus la conjoncture semble sombre, plus les opérateurs semblent enthousiaste

(CercleFinance.com) - La déferlante de mauvais chiffres publiés en Europe ce matin provoque bien moins de réactions sur les marchés obligataires que sur les actions où plus la conjoncture semble sombre, plus les opérateurs semblent enthousiastes... voire euphoriques.

La raison de ce paradoxe est connu: plus les chiffres sont mauvais, plus cela 'ancre' les anticipation de 'QE-3' illimité aux USA et plus cela renforce la probabilité de voir la BCE 'faire un geste' sur ses taux directeurs.
Mais assez curieusement, les marchés obligataires, les 1ers concernés par tout ce qui touche à l'évolution des taux d'intérêt, ne varient quasiment pas, à la différence de l'Euro-Stoxx50 et des 'futures' à Wall Street (en hausse de +0,6% en moyenne).

Le Bund voit son rendement stagner vers 1,29%, les T-Bonds US affichent 1,85% (contre 1,83% lundi).
Une petite embellie se dessine en Italie (-8Pts de base à 4,67%) et en Espagne (-7Pts de base à 5,00%).
Bien que le marché s'en désintéressent totalement, les taux longs continuent de grimper au Portugal: +6Pts de base à 6,42%.

Les chiffres du chômage (12%, un record historique) et d'activité industrielle sont pourtant déplorables en Europe: le PMI manufacturier de l'Eurozone chute de 47,9 vers 46,8 en mars (46,6 en 1ère estimation), en France, le PMI ressort inchangé par rapport à février (à 44), il retombe sous les 50 en Allemagne (une vraie surprise, il était attendu à 51), il décroche également de façon inattendue en Irlande (de 51,5 vers 48,6) et la débâcle se poursuit en Italie à 44,5 (un plancher depuis avril 2009).

Enfin, la démission du ministre chypriote des finances, Mr Sarris, fait partie des 'anecdotes' du jour, les marchés semblent avoir refermé le dossier chypriote et ne même plus se préoccuper du risque de dépression économique qui rendrait le pays incapable d'honorer le remboursement des 10Mds promis par la 'troïka' pour la mi-mai.

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