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Taux: embellie après mauvaises stats US, Mr.Summers ignoré !

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(CercleFinance.com) - (CercleFinance.com) -La détente géopolitique au Proche Orient avait amorcé le reflux des taux longs US de 3% vers 2,90% (puis 2,8950% ce vendredi soir) et cette détente a été consolidée par des statistiques décevantes pu

(CercleFinance.com) - (CercleFinance.com) -La détente géopolitique au Proche Orient avait amorcé le reflux des taux longs US de 3% vers 2,90% (puis 2,8950% ce vendredi soir) et cette détente a été consolidée par des statistiques décevantes publiés aux Etats-Unis. Même si pour beaucoup d'experts, les jeux semblent faits (la FED va réduire son 'QE3' de façon imminente), une série ininterrompue de mauvaises stats aux USA entretiennent un espoir de voir la FED renoncer temporairement au 'tapering'.

Paradoxalement, la bonne tenue des T-Bonds n'a guère inspiré les détenteurs de Bunds qui ont recommencé à se délester: le '10 ans' germanique a vu son rendement remonter de 1,965 vers 1,98%... mais cela reste bien plus favorable que les 2,05% affichés la veille.

Pour en revenir aux publications du jour et résumer la situation: que des déceptions. Les ventes au détail aux Etats-Unis n'ont progressé que de 0,2%, après une hausse de 0,4% en juillet (+0,2% en précédente lecture pour juillet), alors que les économistes visaient une progression de l'ordre d'un demi-point de pourcentage le mois dernier.

Les prix à la production aux Etats-Unis publiés vendredi par le Département du Travail ressortent en hausse de +0,3% (contre +0,1% attendu)en raison d'une hausse de 0,8% des prix de l'énergie, après être restés inchangés en juillet. La confiance des consommateurs du Michigan a également chuté de 5,3Pts vers 77 (elle était attendue à 81)... encore de bonnes raisons pour repousser une réduction du 'QE-3' (de l'ordre de 10 ou 15 milliards de dollars selon le consensus). Alors oui, il y a encore de l'espoir que la FED continue de faire tourner la planche à billet à la vitesse maximum d'ici le remplacement de Ben Bernanke, soit par Lawrence Summers (le poulain quasi officiel de la Maison Blanche et de Barack Obama), soit Janet Yellen (la favorite de Wall-Street car elle s'est prononcée clairement en faveur d'une politique d'injection monétaire illimitée dans le temps).

Le Congrès US tranchera, les marchés obligataires ont fait comme si la candidature de Mr. Summers ne préfigurait aucune remise en cause de la stratégie hyper laxiste de la FED.

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