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Taux: dégradation quasi uniforme, la Grèce dans l'impasse.

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(CercleFinance.com) - La dette grecque continue de se dégrader (de 10Pts de base sur le '10 ans' vers 11,20%, de 70Pts de base sur le '2 ans' à 21,73%) et d'entretenir la nervosité sur les marchés obligataires européens. Les dettes souveraines s

(CercleFinance.com) - La dette grecque continue de se dégrader (de 10Pts de base sur le '10 ans' vers 11,20%, de 70Pts de base sur le '2 ans' à 21,73%) et d'entretenir la nervosité sur les marchés obligataires européens.
Les dettes souveraines subissent une tension uniforme de +3Pts de base qui affecte indistinctement l'Europe du Nord et les pays périphériques... à l'exception notable du '10 ans' belge qui ne se dégrade que de +1,6Pts à 83,8% (le rendement redevient ainsi identique à celui des OAT 2025).

Yanis Varoufakis ayant été mis sur la touche il y a une semaine, c'est le ministre adjoint des finances grec -Dimitris Mardas- qui a tenté de rassurer les marchés en affirmant que le paiement de 200MnsE d'intérêts programmé ce mercredi au bénéfice du FMI avait été réglé comme prévu et que le remboursement d'une tranche de 750MnsE venant à échéance le 12 mai sera également payée, qu'il y ait eu ou non des avancées dans les négociations avec les créanciers (un compromis 'aussitôt que possible' reste fortement souhaitable').

Athènes compte certainement puiser dans les liquidités récemment transférées vers la Banque de Grèce par les organismes publics et les collectivités locales... mais le pays se vide de sa substance, tout comme les banques grecques continuent de subir le transfert du contenu des comptes en banques vers l'étranger ou la conversion de l'épargne en espèces sonnantes et trébuchantes.

Comme le FMI -en tant que créancier prioritaire- refuse que la Grèce crée le précédent d'un non respect de ses engagements en matière de réformes, elle se montre intransigeante envers Athènes alors que l'absence de croissance en 2015 et l'évaporation des 'excédents primaires' la mènent tout droit vers la faillite (le déficit se creusant de nouveau, à 175% du PIB dans le meilleur des cas cette année).

Sur le front macroéconomique, les chiffres publiés ce matin dans l'Eurozone sont contrastés : la France accuse une sévère rechute du PMI des 'services' de 52,4 vers 51,4 en avril. Inversement, la croissance espagnole s'accélère, le PMI composite (industrie + tertiaire) fait un bond de 56,9 vers 59,1.
Mais qu'il s'agisse des OAT françaises ou des 'bonos' espagnols, les rendements se tendent de 3Pts de base dans les 2 cas, à respectivement 0,86% et 1,835% (et même 1,9% au pire moment de la séance).

Les BTP italiens sont sur la même longueur d'onde (+3Pts de base à 1,86%) et les Bunds allemands affichent une dégradation identique à 0,547% (ce qui en terme de pourcentage correspond à une baisse de -6%).

Outre Atlantique, les T-Bonds US naviguent entre 2,20 et 2,22% après la publication des chiffres mensuels d'ADP qui n'a recensé que 169.000 nouveaux emplois en avril dans le secteur privé, bien loin du consensus de +200.000.
Le chiffre du mois de mars (189.000) a par ailleurs été révisé de -14.000 à la baisse, pour un total définitif de 175.000.

En ce qui concerne les chiffres du 'BLS' (rapport officiel du gouvernement américain) attendus vendredi, le consensus table sur +225.000 emplois (fonctionnaires compris) après +126.000 au mois de mars.

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