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Seadrill: boit la tasse à son tour, faible valorisation.

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(CercleFinance.com) - En dépit de sa taille (plus de 8 milliards de dollars de capitalisation) et à son tour, Seadrill, société d'origine norvégienne de services parapétroliers dont elle est toujours l'un des grands noms en Europe, boit la tass

(CercleFinance.com) - En dépit de sa taille (plus de 8 milliards de dollars de capitalisation) et à son tour, Seadrill, société d'origine norvégienne de services parapétroliers dont elle est toujours l'un des grands noms en Europe, boit la tasse. Le titre a perdu plus de la moitié de sa valeur en un an après des résultats décevants et la suppression de son dividende.

Hier, le groupe spécialisé dans la location de plates-formes et de navires de forage dans l'offshore profond, et dont le suisse Transocean est l'un des grands concurrents, a publié des ventes sur neuf mois en baisse de près de 5% à 3,3 milliards de dollars. Au seul troisième trimestre, les ventes, le résultat opérationnel et surtout le résultat net (- 47,9% à 149 millions de dollars, soit 0,31 dollar par titre) ont reculé.

La demande de services des compagnies pétrolières baisse dans le sillage de leurs investissements et des cours du pétrole, alors même que Seadrill attend la livraison de 16 nouveaux navires et bâtiments.

Surtout, le groupe a “suspendu” le paiement de ses copieux dividendes, qui atteignaient dernièrement - et chaque trimestre - 1 dollar par action afin de réduire sa dette de long terme (11,4 milliards de dollars, soit plus que les fonds propres). Jamais il n'avait abaissé son coupon depuis le début de la crise financière.

Certes, la société reste relativement optimiste pour l'année 2015, mais nombre d'analystes ne croient plus en sa capacité à payer des dividendes : pas avant 2017 ou 2018, estime Société Générale, qui conseille de conserver le titre en visant l'équivalent de 20 dollars environ.

Hier à New York, où l'action Seadrill est principalement cotée, puisque son siège officiel est situé aux Bermudes, a dérapé de près de 23% à 16 dollars. Sa chute dépasse maintenant les 50% depuis le début de l'année, comme Transocean.

Des 20 valeurs valeurs que compte l'indice sectoriel paneuropéen STOXX Europe Oil Equipment, Services & Distribution, et depuis le début de l'année, seules 3 sont en hausse de plus de 1%. L'indice dans son ensemble a chuté de près de 30%, emporté par Fred Olsen, Fugro, Seadrill, Subsea 7 ou CGG, autant de valeurs qui perdent de 71 à 35%.

Ainsi, nombre de valorisations sont devenues faibles : trois valeurs affichent des PER 2015 et 2016 inférieurs à 6 (Fred Olsen, Farstad Shipping et Seadrill). De tels niveaux pourraient attirer des OPA, comme celle de que Technip envisage sur CGG, ou celle que l'américain Halliburton a lancée récemment sur Baker Hughes.

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