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Scandale du Libor: sept banques assignées à comparaître

Les Etats de New York et du Connecticut mènent une enquête autour de la manipulation du Libor.

Les Etats de New York et du Connecticut mènent une enquête autour de la manipulation du Libor. - -

Les Etats de New York et du Connecticut ont assigné, jeudi 16 août, sept banques à comparaître. Parmi elles figurent Barclays et Citigroup. Celles-ci doivent fournir des documents pour tirer au clair leur rôle dans la manipulation des taux d'intérêt qui composent le Libor.

Les enquêtes sur la manipulation du Libor suivent leur cours. Les Etats de New York et du Connecticut viennent d’assigner à comparaître sept établissements soupçonnés d’avoir participé à la manipulation de ce taux interbancaire. Il s’agit de Barclays, par qui le scandale a éclaté, mais aussi de JPMorgan, Citigroup, UBS, HSBC, RBS et de la Deutsche Bank. A ce stade, aucune audition des dirigeants des banques concernées n'est prévue, les autorités ont seulement demandé des documents pour faire avancer leurs enquêtes.

Mais d’autres investigations sont menées par ailleurs. Citibank, JPMorgan et Bank of America, qui contribuent toutes trois à la fixation du Libor, disent faire l'objet d'enquêtes de plusieurs autorités américaines, mais aussi de l'Union européenne, du Japon ou encore du Canada. Ces trois banques font aussi l'objet de poursuites de clients qui s'estiment lésés.

Des banques ont déjà reconnu leur part de responsabilités

Cette nouvelle étape dans le Liborgate va pousser les banques à s'expliquer sur leur rôle dans la manipulation des taux interbancaires. Certaines ont déjà reconnu une part de responsabilité. Début juillet, au lendemain de sa démission, l'ex-patron de la Barclays a admis des erreurs de la part d'un groupe de traders travaillant au sein de son établissement.

Un peu plus tard, la Deutsche Bank a reconnu que quelques-uns de ses employés avaient contribué aux manipulations de leur propre chef. Royal Bank of Scotland, de son côté, a déclaré faire partie des établissements impliqués. Elle s'attend à payer des amendes.

Laura Marzouk et BFMbusiness.com