BFM Patrimoine

PRESSE: Noyer: il est temps de modifier le rythme de l'ajustement budgétaire

BFM Patrimoine

PARIS (Dow Jones)--Les efforts de consolidation budgétaire ne sont pas en train d'être abandonnés mais le rythme de l'ajustement peut être modifié, a déclaré Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne

PARIS (Dow Jones)--Les efforts de consolidation budgétaire ne sont pas en train d'être abandonnés mais le rythme de l'ajustement peut être modifié, a déclaré Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), dans un entretien accordé au journal Le Monde.

"Il est vrai que la croissance est devenue une question centrale mais dire que nous sommes en train d'abandonner la consolidation budgétaire pour passer à la croissance est faux", a déclaré le gouverneur de la Banque de France dans un entretien paru mardi sur le site Internet du journal.

Ces commentaires alimentent le vif débat concernant l'efficacité de la réponse de l'Europe à sa crise de la dette, qui s'est essentiellement focalisée sur la consolidation budgétaire, souvent aux dépens de la croissance économique.

La France vient de renoncer à atteindre son objectif de déficit public pour cette année, alors que les mesures de rigueur du gouvernement pèsent sur une économie déjà affaiblie. Paris vise maintenant un déficit public représentant 3,7% du produit intérieur brut (PIB) en 2013, alors que le gouvernement comptait initialement ramener ce taux en dessous de 3%.

"Il peut y avoir une modification du rythme de l'ajustement budgétaire, un ralentissement [du processus] comme c'est le cas en ce moment dans la zone euro", a observé Christian Noyer, cité par le journal.

L'Allemagne est critiquée pour sa promotion de l'austérité, mais Christian Noyer a déclaré que Berlin n'avait pas contesté le besoin d'efforts supplémentaires pour soutenir la croissance lors de la réunion des ministres des Finances du G20 à Washington samedi dernier.

Les nombreux signes de détérioration de la situation économique dans la zone euro font paraître plus probable un abaissement prochain de ses taux directeurs par la BCE.

Christian Noyer a toutefois estimé que la faiblesse du crédit aux ménages et aux petites entreprises était davantage due à une demande atone qu'au niveau des taux d'emprunt.

Il a également observé que les faibles marges bénéficiaires des entreprises - en particulier en France - limitaient la capacité de ces dernières à financer leurs propres investissements.

Site Internet: www.lemonde.fr

-William Horobin, Dow Jones Newswires

(Version française Maylis Jouaret)

(END) Dow Jones Newswires

April 23, 2013 12:38 ET (16:38 GMT)

© 2013 Dow Jones & Company, Inc.

Dow Jones Newswires -IDSS2-