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Pourquoi Solvay va remplacer PSA au sein du Cac 40

Depuis qu’il a racheté Rhodia en septembre 2011, Solvay est le premier groupe de chimie en France.

Depuis qu’il a racheté Rhodia en septembre 2011, Solvay est le premier groupe de chimie en France. - -

Le 24 septembre, PSA Peugeot Citroën va laisser sa place dans le Cac 40 au groupe de chimie belge Solvay. Les performances opposées des deux titres n'expliquent pas à elles seules cette décision.

La sortie de PSA Peugeot Citroën du Cac 40 semblait inévitable tant le groupe était plombé, ces derniers temps, par une dynamique négative. Le belge Solvay, bien plus performant, occupera sa place et donne ainsi l'occasion au secteur de la chimie de faire son entrée dans l'indice parisien.

Pour PSA, cela devenait, en effet, compliqué. Le titre de PSA est au plus bas, il ne vaut plus que six euros et a perdu près de 70% de sa valeur en un an. La capitalisation boursière du constructeur automobile ne pèse plus que 2,4 milliards d'euros, le reléguant au 84e rang du classement des capitalisations de la place parisienne.

A l’inverse, son successeur Solvay est dans une phase ascendante. Depuis qu’il a acquis Rhodia en septembre 2011, il est le premier chimiste en France, devant Arkema. Dans l’hexagone, le groupe emploie environ 7000 personnes et possède 15 sites industriels et 6 centres de Recherche et Développement.

Les belles performances ne suffisent pas à expliquer l'intégration de Solvay

Depuis le 23 janvier 2012, le groupe belge fait l’objet d’une double cotation à Paris et à Bruxelles. Son titre avait été introduit dans la capitale française à un cours de 75,46 euros. Il flirte aujourd’hui avec les 90 euros. Solvay dispose également d’une solide capitalisation qui atteint 7,5 milliards d’euros.

Outre ces belles performances, l’intégration du chimiste au Cac 40 s’explique aussi par la volonté de diversifier les valeurs de l’indice parisien. Le secteur de la chimie n’y était pas encore représenté. Par ailleurs, cette même volonté de diversification a certainement permis à Alcatel-Lucent de préserver sa place dans le Cac 40.

Malgré ses difficultés, l’équipementier des télécoms est l’une des seules valeurs technologiques du principal indice parisien. Mais cela changera peut-être...

Arthur de Laborde-Noguez